Le président américain Donald Trump a déclaré mardi avoir mis en garde le Hamas : le mouvement militant doit se désarmer, faute de quoi il sera contraint de déposer les armes, a-t-il affirmé lors d’interventions publiques à Washington. Ces propos interviennent au lendemain d’un échange humanitaire majeur — la libération des derniers otages israéliens vivants et la remise en liberté de détenus palestiniens dans le cadre d’un fragile cessez-le-feu négocié en grande partie sous l’égide de Washington.
Selon la Maison Blanche, M. Trump a fait savoir au Hamas que la communauté internationale attendait un engagement clair sur le désarmement — engagement qui, pour l’instant, n’a pas été pris publiquement par le groupe. Israël et les médiateurs internationaux ont salué les échanges d’otages et de prisonniers comme une première avancée, tout en soulignant que la stabilité durable exigeait désormais des garanties sur la sécurité et l’armement à Gaza.
Le président a insisté sur l’impératif d’éradiquer la capacité militaire du Hamas pour prévenir de futures attaques. Son message laisse ouverte la possibilité d’un recours à la force si le désarmement volontaire n’était pas acté, provoquant des réactions partagées parmi les alliés qui reconnaissent la nécessité de neutraliser les capacités militaires du Hamas mais redoutent une intensification des violences.
Pour l’heure, la situation sur le terrain reste fragile : la trêve a permis des gestes humanitaires importants, mais la feuille de route politique et sécuritaire pour Gaza demeure floue. Les responsables impliqués dans les négociations évoquent la nécessité d’un mécanisme international de vérification et d’accompagnements — notamment pour la démilitarisation, la reconstruction et la réintégration des combattants — afin d’éviter un nouveau cycle de violences.
Les prochains jours seront déterminants : la communauté internationale, y compris des pays médiateurs présents au sommet de Charm el-Cheikh, devra clarifier les modalités de vérification du désarmement et définir les garanties de sécurité réclamées par Israël, tout en cherchant à empêcher que l’escalade militaire ne compromette les avancées humanitaires récemment obtenues.