Un courriel adressé à Kelly et Yerson Vargas par un agent de l’immigration américaine posait un ultimatum brutal : accepter l’expulsion vers la Colombie ou risquer des poursuites pénales ainsi qu’une séparation avec leur fille de 6 ans, Maria Paola.
Le couple, détenu dans un centre du Texas, avait déjà reçu un ordre d’expulsion et avait été pressé à plusieurs reprises d’embarquer sur des vols à destination de Bogota. Ils avaient refusé, estimant que leurs demandes de visa en cours méritaient d’être examinées.
Ce cas illustre une tendance plus large : sous la pression des objectifs d’expulsion fixés par l’administration Trump, l’agence ICE intensifie les tactiques visant à convaincre les migrants de renoncer d’eux-mêmes à leurs procédures judiciaires. D’après plusieurs témoignages recueillis, certains migrants acceptent l’expulsion par crainte d’une détention prolongée ou d’une séparation familiale.
Ces pratiques alimentent les critiques à l’encontre de la politique migratoire, accusée d’exercer une pression psychologique et administrative sur des familles vulnérables pour accélérer les renvois.