L’Iran annonce de nouveau la fermeture du détroit d’Ormuz
L’Iran annonce de nouveau la fermeture du détroit d’Ormuz

Téhéran affirme avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz au trafic maritime, en riposte aux frappes israéliennes au Liban. Mais, à ce stade, le passage des navires n’est pas totalement interrompu. Des bâtiments commerciaux ont encore traversé cette voie stratégique samedi.

Téhéran durcit le ton

Le commandement militaire iranien a annoncé samedi 20 juin la fermeture du détroit d’Ormuz, accusant les États-Unis et Israël de violations liées au cessez-le-feu au Liban. Les Gardiens de la révolution ont ensuite averti les navires de ne pas s’approcher de cette zone maritime, essentielle au transport mondial d’hydrocarbures. L’Iran présente cette décision comme une première mesure. Téhéran affirme que d’autres actions pourraient suivre si les frappes israéliennes au Liban se poursuivent.  

Le détroit n’est pas totalement bloqué

La fermeture annoncée par l’Iran ne signifie pas, pour l’instant, que tout trafic maritime est effectivement stoppé. Washington affirme n’avoir constaté aucun mouvement militaire iranien correspondant à une fermeture complète du détroit. Le commandement américain indique que 55 navires marchands ont encore transité samedi, transportant du fret et plus de 17 millions de barils de pétrole. Huit navires pétroliers et méthaniers avaient traversé le détroit tôt samedi, malgré l’annonce iranienne.  

Le Liban comme déclencheur

L’annonce iranienne fait suite à de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu récemment annoncé. La défense civile libanaise a fait état de 16 morts dans des raids israéliens samedi. Israël affirme avoir riposté à des tirs du Hezbollah contre ses forces dans le sud du Liban.  Le Hezbollah dit rester engagé dans le cessez-le-feu, tout en affirmant qu’il répondra à toute tentative israélienne de progression ou d’occupation supplémentaire.  

Un passage vital pour le pétrole et le gaz

Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à la mer d’Arabie. En 2024, environ 20 millions de barils par jour y transitaient, soit près de 20% de la consommation mondiale de produits pétroliers liquides. Environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié passait aussi par cette route, principalement depuis le Qatar.  

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