Gaza : trois reporters, dont un collaborateur régulier de l’AFP, tués par une frappe israélienne
Gaza : trois reporters, dont un collaborateur régulier de l’AFP, tués par une frappe israélienne

Trois journalistes palestiniens, dont un collaborateur régulier de l’Agence France-Presse, ont perdu la vie mercredi dans le centre de la bande de Gaza, touchés par une frappe israélienne dans le secteur d’al-Zahra. Les victimes, identifiées comme Anas Ghneim, Mohammed Salah Qashta et Abdoul Raouf Shaath, se trouvaient à proximité d’un véhicule civil alors qu’ils réalisaient des images, selon des témoins et les services de secours locaux.

L’armée israélienne a indiqué avoir ciblé des individus soupçonnés d’opérer un drone considéré comme une menace pour ses forces, affirmant que l’appareil était lié au Hamas. Des éléments contestés par des témoins sur place, qui assurent que le drone servait à filmer une distribution d’aide humanitaire organisée par le Comité égyptien de secours, dans une zone réputée sûre.

Indignation des organisations de presse

L’AFP a réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante et transparente, rappelant que l’accès des journalistes étrangers à Gaza demeure impossible et que les reporters locaux paient un lourd tribut au conflit. Le Syndicat des journalistes palestiniens a dénoncé une attaque délibérée contre la presse, tandis que le Hamas a qualifié la frappe de « crime de guerre », sans revendiquer de lien entre les victimes et le mouvement islamiste.

Ce nouvel épisode survient dans un contexte de trêve fragile, marquée par des violations répétées et une situation humanitaire critique. Selon Reporters sans frontières, plus de deux cents journalistes ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre en octobre 2023, faisant du territoire l’un des plus dangereux au monde pour l’exercice du journalisme.

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