Exercice de police qui tourne mal dans le Val-de-Marne : cinq agents intoxiqués, un officier entre la vie et la mort
Exercice de police qui tourne mal dans le Val-de-Marne : cinq agents intoxiqués, un officier entre la vie et la mort

Ce qui devait clore une nuit festive s’est transformé en épisode traumatisant. À Reims, deux jeunes femmes ont déposé plainte après des faits survenus à l’aube du 1er janvier 2026 devant une discothèque du centre-ville. Elles accusent plusieurs agents de sécurité de violences physiques et verbales lors de leur expulsion de l’établissement, des accusations fermement contestées par la direction du lieu, qui affirme disposer d’images contredisant leur version. Selon les éléments rapportés dans les plaintes, les deux jeunes femmes participaient aux célébrations du Nouvel An avant de rejoindre une discothèque située boulevard du général Leclerc en milieu de nuit. Leur entrée se serait déroulée sans incident. En fin de soirée, l’une d’elles, fortement alcoolisée, aurait été prise de malaise dans les toilettes. Une altercation verbale serait alors survenue avec une autre cliente, ce qui aurait entraîné l’intervention rapide des agents de sécurité. Les plaignantes indiquent avoir été expulsées de l’établissement sans pouvoir récupérer leurs effets personnels, restés à l’intérieur. Elles décrivent une sortie brutale, suivie d’une longue attente à l’extérieur dans des conditions hivernales, sans manteaux, alors que la température était négative. Les faits se seraient ensuite aggravés lorsque les jeunes femmes auraient tenté à plusieurs reprises de récupérer leurs affaires.

Des accusations de violences et d’humiliations

D’après leur récit, les agents de sécurité auraient adopté un comportement agressif, multipliant insultes sexistes et gestes violents. Les plaignantes affirment avoir été projetées au sol à plusieurs reprises et aspergées d’eau froide. Elles évoquent également des scènes filmées par l’un des agents, ce qu’elles qualifient d’humiliation supplémentaire. L’intervention d’autres clients aurait, selon elles, contribué à envenimer la situation, avec de nouvelles insultes et des bousculades. Les deux jeunes femmes expliquent être restées plus d’une heure à l’extérieur avant de récupérer leurs affaires, qui leur auraient été jetées depuis l’intérieur de l’établissement. Elles auraient ensuite regagné leur domicile en taxi, en état de choc. Un examen médical réalisé le lendemain fait état de multiples hématomes, de douleurs musculaires et d’un état anxieux post-traumatique. Le certificat médical mentionne des traumatismes sur de nombreuses parties du corps. Estimant avoir été victimes d’agressions physiques et sexistes ainsi que d’un abus de pouvoir, les deux jeunes femmes ont déposé plainte. Elles indiquent éprouver depuis des difficultés à reprendre une vie normale, évoquant un traumatisme durable.

Une version contestée par la direction de la discothèque

Contactée, la direction de l’établissement conteste fermement ces accusations. Selon ses responsables, les deux clientes présentaient un état d’ivresse avancé et auraient été impliquées dans plusieurs incidents à l’intérieur, justifiant leur expulsion pour préserver la sécurité générale. La direction affirme s’appuyer sur des enregistrements de vidéosurveillance montrant des chutes accidentelles liées à l’alcool et des altercations avec d’autres clients à l’extérieur. Les dirigeants assurent que les agents de sécurité n’ont exercé aucune violence volontaire et que leur intervention s’est limitée à l’évacuation des jeunes femmes et à la séparation de conflits avec des tiers. Ils réfutent toute insulte, tout usage de la force disproportionné et toute humiliation, soulignant l’existence de règles strictes encadrant l’intervention des vigiles, en particulier à l’égard de personnes alcoolisées. La direction estime que les plaintes déposées ne remettent pas en cause la conduite de son personnel et affirme coopérer avec les autorités si nécessaire. L’enquête devra désormais déterminer les responsabilités, en confrontant les témoignages, les certificats médicaux et les images de vidéosurveillance. Cette affaire relance le débat sur la gestion des fins de soirée en milieu festif, la formation des agents de sécurité et la protection des clients en situation de vulnérabilité, notamment lors des nuits de forte affluence comme celle du Nouvel An.

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