En Suisse, certains vont au travail… à la nage !
En Suisse, certains vont au travail… à la nage !

Chemise dans un sac étanche, téléphone au sec, lunettes vissées sur le nez : dès les premières chaleurs, certains Suisses échangent la routine des transports en commun contre un mode de déplacement pour le moins rafraîchissant. À Berne, dans l’Aar, ou à Bâle, dans le Rhin, des employés se laissent porter par le courant pour rejoindre leur lieu de travail… à la nage. À Berne, une carte éditée chaque année par la municipalité indique précisément les points d’entrée et de sortie dans l’Aar. Ce mode de déplacement, gratuit, encadré, est avant tout un plaisir estival, mais certains en font un usage quotidien pour aller travailler. Phénomène marginal mais croissant, il illustre une forme de mobilité douce et décalée, propre aux villes suisses traversées par des rivières aux eaux réputées claires. L’eau, si elle n’est pas potable, est régulièrement analysée par les autorités. Le laboratoire de la ville de Berne transmet les résultats à l’Office fédéral de l’environnement et à l’Agence européenne pour l’environnement. Résultat : l’or bleu est jugé d’« excellente qualité » pour la baignade.

Quand Paris rêve d’une Seine baignable

La vidéo d’un nageur suisse en route vers son bureau, relayée sur les réseaux sociaux, a déclenché une pluie de commentaires envieux. « C’est pas à Paris qu’on aura ça », plaisante un internaute. Et pourtant… La capitale française prévoit bien, dès le 5 juillet, l’ouverture de trois sites de baignade dans la Seine : bras Marie, Grenelle et Bercy seront accessibles jusqu’au 31 août. Une promesse longtemps repoussée et rendue possible par de lourds travaux de dépollution. Mais avant d’imaginer des Parisiens se rendant au bureau à la nage, la ville devra convaincre ses habitants que l’eau de la Seine peut désormais être synonyme de plaisir… et non de risque sanitaire.

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