Le groupe de luxe français LVMH tourne une page de son portefeuille de mode avec la cession annoncée de la marque Marc Jacobs au fonds américain WHP Global, déjà propriétaire de plusieurs griffes comme rag & bone ou G-Star. L’opération, officialisée jeudi, marque la fin de près de trente années de contrôle de la maison new-yorkaise par le géant français du luxe.
Le montant exact de la transaction n’a pas été dévoilé, mais plusieurs médias américains évoquent une valorisation proche du milliard de dollars. Dans ce montage, le groupe G-III Apparel Group participera également à l’exploitation de certaines activités commerciales de la marque, notamment dans la distribution et le prêt-à-porter. Le créateur Marc Jacobs conservera toutefois son rôle de directeur artistique après le changement d’actionnaire.
Un recentrage stratégique dans le luxe
Cette vente s’inscrit dans une stratégie plus large de recentrage menée par LVMH autour de ses marques les plus rentables, comme Louis Vuitton ou Dior, dans un contexte de ralentissement du marché mondial du luxe. Depuis plusieurs mois, des discussions autour d’une possible cession de Marc Jacobs circulaient déjà dans le secteur de la mode et de la finance.
Fondée en 1984 à New York, la marque Marc Jacobs avait rejoint le groupe français en 1997, année où son fondateur avait également pris la direction artistique de Louis Vuitton. Malgré une forte notoriété culturelle et plusieurs relances réussies ces dernières années, la griffe restait un acteur plus modeste au sein de l’empire LVMH, loin des performances des grandes maisons historiques du groupe.
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