Dimanche 22 mars, près de 16,9 millions d’électeurs, Français et ressortissants de l’Union européenne vivant en métropole, retournent aux urnes pour le second tour des municipales. Le décor est déjà en partie planté : 33.310 communes ont bouclé l’affaire au premier tour, mais 1.526 restent en jeu, auxquelles s’ajoutent 19 localités en Polynésie française. Sur ces terrains encore disputés, 4.221 listes se présentent, soit 124.097 candidats, un chiffre qui dit quelque chose de l’appétit local pour le pouvoir, celui qui se touche du doigt, rue par rue.
Duels, triangulaires… et l’art très français des alliances
Entre les deux tours, la politique reprend son visage le plus concret, celui des coups de fil tardifs et des pactes de palier. Théoriquement, 4.972 listes pouvaient se maintenir après le premier tour, mais trois jours de retraits, fusions et accords ont resserré l’offre et redessiné les batailles : 548 duels, 803 triangulaires, 159 quadrangulaires et 16 quinquangulaires, quand la fameuse septangulaire de Saint-Jean-de-Védas a été ramenée à cinq listes après deux désistements.
Dans un peu moins de la moitié des communes encore disputées, les « divers » et sans étiquette sont arrivés en tête, signe d’un pays qui aime encore les maires avant les partis ; derrière, les nuances de droite dominent dans 348 communes, devant la gauche (234), le centre (156) et le Rassemblement national et ses alliés (52). Reste que la partie se joue aussi avec de nouvelles règles : depuis la loi du 21 mai 2025, le scrutin de liste à deux tours et sa prime majoritaire s’appliquent partout dans l’Hexagone, tandis que Paris, Lyon et Marseille ont vu leur mécanique réformée pour renforcer l’élection directe, une modernisation qui pourrait bien changer la manière de conquérir les grandes villes.
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