Brest : la longévité du maire François Cuillandre fragilise la gauche face à une droite en embuscade
Brest : la longévité du maire François Cuillandre fragilise la gauche face à une droite en embuscade

La majorité de gauche se retrouve en difficulté après un premier tour des municipales marqué par une surprise. Le maire sortant François Cuillandre, en poste depuis 2001, arrive en deuxième position avec 23,8 % des voix, derrière le candidat de droite Stéphane Roudaut, qui prend la tête avec plus de 30 %. Un revers inédit dans une ville dirigée par les socialistes depuis la fin des années 1980.

Ce résultat reflète une lassitude d’une partie de l’électorat face à la longévité du maire, candidat à un cinquième mandat. Plusieurs habitants évoquent un « mandat de trop », pointant un besoin de renouvellement après plus de deux décennies de gestion municipale.

Une union de la gauche contestée

Pour tenter d’éviter un basculement à droite, François Cuillandre a conclu un accord avec la liste de La France insoumise arrivée en troisième position. Cette « fusion technique » vise à rassembler les voix de gauche au second tour, mais elle suscite des réticences chez certains électeurs, notamment les plus modérés.

Face à ces divisions, la droite espère élargir son socle en attirant des électeurs déçus de la majorité sortante. Dans une configuration ouverte, le second tour s’annonce incertain, entre dynamique de changement et réflexe de rassemblement à gauche pour conserver la mairie.

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