Une nouvelle attaque massive de drones et de missiles russes a visé dans la nuit de vendredi à samedi plusieurs localités ukrainiennes, faisant au moins trois morts dans la ville de Dnipro et sa région, selon les autorités locales. Cette offensive, l’une des plus intenses de ces dernières semaines, a causé d’importants dégâts matériels et relancé les craintes d’une escalade durable du conflit.
Selon les déclarations du gouverneur régional, les frappes ont touché notamment la ville de Kamianske, dans la région de Dnipro, où un centre commercial spécialisé dans les articles ménagers a été partiellement détruit. Des images diffusées par Reuters montrent des pompiers s’activant sur les lieux, au milieu des décombres et des flammes encore visibles. Plusieurs bâtiments résidentiels et infrastructures commerciales ont également été endommagés dans d’autres secteurs de la région.
L’armée de l’air ukrainienne a précisé que l’attaque comportait 235 drones et 27 missiles. Dix missiles et 25 drones d’attaque ont réussi à atteindre neuf sites distincts, malgré les efforts de défense. Les autres engins ont été interceptés avant d’atteindre leur cible, a assuré le commandement ukrainien. Cette vague de frappes est décrite comme une tentative coordonnée de submerger les défenses aériennes du pays, déjà sous pression après des mois d’assauts réguliers.
Les autorités ukrainiennes ont dénoncé une nouvelle « attaque terroriste » contre des civils, soulignant que les zones visées n’avaient aucun intérêt militaire stratégique. Cette stratégie, selon Kiev, vise à briser le moral de la population et à perturber le fonctionnement économique et logistique des villes de l’arrière.
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions renouvelées sur le front est et sud du pays, où les combats restent intenses. Alors que l’Ukraine continue de renforcer ses capacités de défense aérienne avec le soutien occidental, cette offensive souligne les limites d’un système déjà étiré au maximum et la capacité persistante de Moscou à frapper loin des lignes de front.
Dans l’attente d’un bilan définitif, les opérations de secours se poursuivent sur les sites touchés. La population, elle, reste sur le qui-vive, redoutant de nouvelles frappes à venir dans un conflit qui ne montre aucun signe d’apaisement.