MAIDUGURI, 10 juillet – Les forces de sécurité nigérianes ont tué au moins 30 membres de gangs armés dans le nord-ouest du pays, lors d’une opération de contre-attaque lancée en réponse à des raids violents dans plusieurs villages de l’État de Katsina, a annoncé jeudi le commissaire à la sécurité intérieure de l’État, Nasir Mua’zu.
L’intervention s’est déroulée dans le district de Faskari, théâtre de fréquentes violences, après que des centaines de bandits ont attaqué simultanément les localités de Kadisau, Raudama et Sabon Layi dans la soirée de mardi. Les assaillants, lourdement armés, ont visé des habitations et pris pour cible les populations civiles, selon les autorités.
Les forces de sécurité nigérianes – incluant la police, l’armée de terre et l’armée de l’air – ont riposté de manière coordonnée. Lors de leur fuite, les bandits ont été visés par des frappes aériennes qui ont permis de neutraliser au moins 30 d’entre eux, a précisé Mua’zu dans un communiqué.
L’opération a toutefois coûté la vie à cinq membres des forces de sécurité et à un civil. Un autre civil blessé a été pris en charge médicalement.
Les régions du nord-ouest du Nigeria sont en proie depuis plusieurs années à une insécurité croissante liée à des groupes armés surnommés « bandits ». Ces gangs mènent régulièrement des attaques contre des villages, organisent des enlèvements contre rançon et perturbent les activités agricoles et commerciales, contribuant à une profonde instabilité.
Malgré des efforts répétés de l’État fédéral pour lutter contre cette insécurité endémique, les opérations militaires de grande envergure peinent à enrayer durablement les violences, qui continuent de provoquer des centaines de morts et de déplacés chaque année.