“Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi”, une mélancolie douce sur Arte
“Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi”, une mélancolie douce sur Arte

Arte propose une nouvelle série au ton singulier avec Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi, disponible dès le 12 mars sur arte.tv avant sa diffusion à l’antenne le 19 mars. Réalisée par la cinéaste espagnole Isabel Coixet, cette fiction en huit épisodes suit le parcours d’une jeune étudiante qui débarque à Paris pour poursuivre son rêve de cinéma. Entre humour discret et mélancolie dominicale, la série explore les débuts dans la vie adulte et la force des amitiés naissantes.

Une chronique intime autour d’une colocation parisienne

L’histoire s’attache à Louise, incarnée par Liv Henneguier, une aspirante réalisatrice qui quitte Limoges pour s’installer à Paris. Son projet : écrire un film imaginant une romance entre la chanteuse Françoise Hardy et le musicien britannique Nick Drake dans les années 1960. Arrivée dans la capitale, elle rejoint la colocation de Charlie et Nelson, joués par Clara Bretheau et Théo Christine. Ensemble, ils instaurent un rituel particulier : regarder chaque dimanche les films réputés les plus tristes du cinéma.

Cette habitude devient peu à peu un moment clé de leur relation. Les discussions, les silences et les émotions partagées forgent un espace d’intimité où les personnages confrontent leurs doutes, leurs ambitions et leurs fragilités. Selon la présentation de la série relayée par Arte, ces huit épisodes racontent avant tout leurs rêves, leurs désillusions et leurs liens d’amitié, dans une atmosphère douce-amère.

Un Paris réaliste loin des clichés

Isabel Coixet revendique un regard très personnel sur la capitale. Comme elle l’explique à 20 Minutes, sa série se veut l’« anti-Emily in Paris », loin de l’image touristique et glamour popularisée par la fiction de Netflix. Ayant vécu à Paris lorsqu’elle était étudiante à la Sorbonne, la réalisatrice s’inspire de ses souvenirs pour imaginer un décor plus authentique, fait de cafés discrets, de promenades le long du canal Saint-Martin et de petits appartements crédibles pour de jeunes artistes.

Ce choix esthétique accompagne un récit qui privilégie les émotions du quotidien plutôt que les rebondissements spectaculaires. La série multiplie les références au cinéma et à la musique, des œuvres d’Agnès Varda ou Chantal Akerman aux figures de Françoise Hardy et Nick Drake. À travers ce mélange de culture et d’introspection, Isabel Coixet propose un portrait sensible de jeunes adultes qui cherchent leur place dans le monde — et apprennent à transformer le blues du dimanche en espace de création.

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