Quotidien rappelé à l’ordre par l’Arcom après la diffusion non autorisée d’un enfant mineur sur TMC. Capture d’écran TMC
Quotidien rappelé à l’ordre par l’Arcom après la diffusion non autorisée d’un enfant mineur sur TMC. Capture d’écran TMC

Le 13 septembre 2024, l’émission Quotidien sur TMC a diffusé une séquence montrant un enfant mineur sans autorisation parentale. La mère de l’enfant a immédiatement saisi l’Arcom, dénonçant une exposition injustifiée de son fils, dont l’image n’avait pas été floutée et qui a été associée à des propos moqueurs.

Une séquence controversée lors de la chronique « Kids Club »

L’épisode concerné comprenait une chronique intitulée « Kids Club », présentée par Angèle Imbert. Tournée à Chamonix lors d’une course pour enfants, elle avait pour but de montrer l’ambiance de l’événement. C’est dans ce cadre qu’un jeune participant a été filmé puis diffusé à l’antenne sans aucune protection de son identité.

La réaction de TMC et de Quotidien

Face à la polémique, TMC a pris plusieurs mesures : le retrait rapide de la séquence incriminée, la présentation de regrets publics, la mise en place de procédures internes pour renforcer la vigilance lors de futures diffusions.

Malgré cela, l’Arcom a estimé que l’émission avait violé l’article 2-3-4 de sa convention, qui impose le respect de la dignité et de la vie privée des personnes, en particulier des mineurs.

Le rappel à l’ordre de l’Arcom

Dans sa décision, l’Arcom a rappelé que l’exposition médiatique d’un enfant dans un contexte moqueur pouvait avoir des conséquences graves, notamment en matière de harcèlement scolaire. Elle a donc demandé à la chaîne de « faire preuve de la plus grande vigilance » pour éviter que ce type de situation ne se reproduise.

Un avertissement pour les médias audiovisuels

Cet épisode souligne l’importance du droit à l’image des mineurs dans les programmes audiovisuels. Les chaînes et producteurs de contenus sont appelés à redoubler d’attention lorsqu’ils diffusent des images d’enfants, même lors d’événements publics. L’affaire Quotidien Arcom illustre la responsabilité des médias face à la protection des plus jeunes et marque un rappel important pour l’ensemble du paysage télévisuel.

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