Jacques Legros clashe l'audiovisuel public : "France Télévisions penche à gauche, c’est une évidence."
Jacques Legros clashe l'audiovisuel public : "France Télévisions penche à gauche, c’est une évidence."

L’ancien présentateur Jacques Legros, longtemps joker du journal de 13 heures sur TF1, a exprimé des réserves concernant la présence de Léa Salamé à la tête du journal de 20 heures de France 2. Invité par Jordan De Luxe dans l’émission Le Jet de Luxe, le journaliste est revenu sur cette nomination ainsi que sur la situation personnelle de la présentatrice.

Durant cet entretien, Jacques Legros a notamment été interrogé sur l’éventualité que Léa Salamé quitte la présentation du journal si son compagnon, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, décidait de se présenter à l’élection présidentielle : «Ce n’est pas normal qu’on ait pensé à elle pour le 20h à cause de ça. Raphaël Glucksmann, on sait que c’est un homme politique. Il est engagé. Il va sûrement, c’est sûr, se présenter. Dans ce cas-là, on n’accepte pas le 20h en sachant qu’il va le faire. C’est la limite.»

Une critique sur le principe, malgré des compliments pour la journaliste

Tout en émettant des critiques sur la situation, Jacques Legros a tenu à saluer les compétences professionnelles de Léa Salamé. Il estime cependant que la journaliste aurait dû refuser la proposition pour éviter toute confusion entre journalisme et politique : « Je trouve que c’est une bonne journaliste et qu’elle fait bien le job. Je trouve que les attaques qu’on a contre elle ne sont pas sympas du tout. Mais, à sa place, j’aurais dit non pour cette raison-là. On mélange tout. Et en plus, c’est le service public. Elle a fait l’erreur d’y aller. Après, c’est tentant de dire oui. Je peux me mettre à sa place », a-t-il expliqué.

Selon Jacques Legros, la question de l’indépendance éditoriale aurait été déterminante dans sa propre décision. L’ancien journaliste affirme qu’il n’aurait jamais accepté de présenter le journal de 20 heures sur la chaîne publique : « Le JT de France 2, je ne l’aurais jamais accepté pour des raisons de liberté. On n’a jamais la liberté à France Télévisions. On a une rédaction qui est ce qu’elle est. Et cette rédaction, soit on lui donne plus de pouvoir que nécessaire, soit moins de pouvoir », a-t-il poursuivi.

Des critiques sur l’orientation du groupe public

Jacques Legros a également livré une analyse plus globale de la ligne éditoriale du groupe France Télévisions, qu’il juge politiquement orientée : « France Télévisions penche à gauche, c’est une évidence. C’est cette gauche parigot médiatique. La gauche de bon ton. Pour eux, si on est à droite, on n’est pas honnête. »

Partager