Le retour de la série America’s Sweethearts sur Netflix n’a pas seulement captivé les spectateurs : il a transformé la réalité des célèbres cheerleaders des Dallas Cowboys, longtemps sous-payées. La saison 2, disponible depuis le 18 juin, consacre une part importante de ses épisodes à un événement inédit : une augmentation de salaire de 400 %, fruit d’un combat de longue haleine désormais médiatisé à grande échelle.
Une série qui fait bouger les lignes
Diffusée pour la première fois en 2024, America’s Sweethearts a mis en lumière la face cachée du quotidien des Dallas Cowboys Cheerleaders : un emploi exigeant, peu rémunéré et incompatible avec une vie professionnelle stable sans cumul d’activités. Les témoignages de danseuses révélant des cachets de 200 dollars par match, voire des rémunérations horaires proches du salaire minimum, ont suscité une vague d’indignation.
La diffusion mondiale de la série a précipité une réaction. Dès le début de la nouvelle saison NFL, des membres de l’équipe ont repris le dialogue avec leur direction. Résultat : une hausse salariale historique. « Nos efforts ont été entendus, et ils ont voulu nous accorder une augmentation », confie Megan McElaney dans la série. Le nouveau tarif de 400 dollars par match change profondément la donne. « C’est un soulagement », ajoute Jada McLean, une ancienne du groupe.
Des figures invisibles enfin valorisées
Longtemps considérées comme des ambassadrices glamour du football américain, les cheerleaders avaient rarement voix au chapitre. En révélant leur quotidien – entraînements rigoureux, pression physique et mentale, double vie professionnelle – America’s Sweethearts a exposé la dissonance entre leur image publique et leur traitement réel.
À travers cette mise en lumière, Netflix a involontairement ouvert une brèche dans un système figé. Le réalisateur Greg Whiteley, déjà remarqué pour son travail sur Cheer, n’en est pas à son premier projet social. Mais avec cette nouvelle saison, il signe un documentaire qui dépasse le divertissement pour se faire levier de reconnaissance.