Bébert le frelon, éphémère célébrité, rendue connue par NRJ12, ses apparitions à TPMP et son tube « Miam Miam », se livre à Entrevue sur sa vie privée comme jamais, avec toujours, le dard affûté. Attention cette interview ne vous donnera pas le bourdon !
Entrevue : Au début, tu étais fiscaliste, à quel moment tu as lâché la rampe pour devenir Bébert le Frelon ?
Bébert le frelon : Un jour, une bombe m’a arrêté dans la rue, et m’a dit « Je vous trouve très marrant en costard, j’ai écrit une chanson qui s’appelle Bébert le Frelon, j’aimerais que vous la chantiez, mais il faudrait que vous vous habilliez en frelon » J’ai accepté, c’est Hanouna qui m’a payé le costume, au passage.
Au début tu voulais faire d’autres personnages : Bébert le Charlot, Bébert le pompier, Bébert le scout. Pourquoi cette radicalisation uniquement en frelon ?
Car c’est mon identité, je suis un frelon.
D’ailleurs souvent les gens commencent par être des stars et finissent par avoir des problème fiscaux : tu es le seul fiscaliste qui a arrêté son métier pour devenir une star.
Je ne suis plus fiscaliste. NRJ 12 et Guillaume Frisquet m’ont proposé 6 ans d’exclusivité et 100 000 euros pour faire toutes leurs émissions, produites par Mathieu Delormeau. J’ai fait ensuite le show dans le Mad Mag, puis dans Nabilla.
Qu’as tu fait dans Nabilla, Bébert ?
J’ai fait une émission avec Nabilla pardon.
Tu as hébergé Afida Turner ?
Pendant deux mois. Un jour Afida prend l’avion et rencontre Tina Turner dans l’avion. Tina est allée la voir et lui a demandé de l’aide : « Mon fils est un alcoolique, et un drogué, je cherche quelqu’un pour s’occuper de lui, je te donne 1500 euros par mois et tu l’épouses »
C’est étonnant, si j’avais été mère de famille, je n’aurais pas pensé à Afida Turner pour cadrer mon fils.
Quand Afida venait en France, elle n’avait que 1500 euros et donc ne pouvait pas prendre d’hôtel. J’ai proposé de l’héberger.
Dans la chambre d’à côté ?
Je dormais dans le salon, elle dans la chambre. De temps en temps il y avait un petit déraillement, des fois je me trompais, et lieu de dormir dans le salon, je dormais dans le chambre … j’avais le dard qui se baladait un petit peu …
Vous n’auriez pas aimé vous marier ? Ça aurait été le couple du siècle.
Elle a trop de caractère.
As tu la sensation de t’être fait voler ton rôle par Patrick Sébastien, Sébastien Patoche, David fils de Momone – l’auteur de « j’ai mangé un croissant et il est absent »
J’ai eu deux maîtres, Enrico Macias et Carlos.
Le terroriste ?
Non, celui de Big Bisous. Par contre je hais Patrick Sébastien. Je l’avais appelé, car un fan m’avait donné son numéro. Il m’a rappelé en masqué : « Comment avez-vous eu mon numéro ? Qui êtes vous Bebert le Frelon ? Tu te fiches de ma gueule ? Je te connais pas mais tu vas me connaître » J’ai été ensuite rappelé en masqué
Tu devais être content, c’était Sébastien qui te rappelait ?
Non, c’était le commissariat, ils m’ont dit que Patrick Sébastien avait porté plainte contre Bébert le Frelon. Je suis allé à l’audition en frelon. Ils m’ont dit qu’ils protégeaient Patrick Sébastien car « il fait de la politique et on le protège »
Andy Wharol disait qu’on aurait tous au 21e siècle notre quart d’heure de célébrité. Corresponds-tu au quart d’heure de célébrité wharolien ?
Exactement. J’ai eu mon heure de gloire, qui a duré 5 mois, il y a vingt ans. Je réfute toujours les gens qui disent que je suis une star : je n’ai jamais rempli une salle de ma vie.
Ça fait quoi d’être perçu comme un gag ? Quand on dit ton nom, ça fait rire.
C’est une reconnaissance d’amour. On joue tous un rôle, je suis un garçon qui a pleuré toute ma vie. J’ai été abandonné par mes parents à l’âge de 13 ans, après avoir été un enfant frappé, et rejeté.
As-tu cherché toute ta vie à te faire reconnaître car tu n’avais pas été reconnu par tes parents ?
C’est tout à fait ça.
Propos Recueillis par Simon Prouvost