À Lyon, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 3 800 vélos volés en 2023, 4 200 l’an dernier, selon la Direction interdépartementale de la police nationale. Et ces données officielles ne reflètent qu’une partie de la réalité, beaucoup de victimes renonçant à déposer plainte. C’est face à ce fléau et au manque criant de stationnements sécurisés que deux jeunes entrepreneurs lyonnais, Marie-Charlotte Prudent et Jérémy Chanteperdrix, ont décidé d’agir. Leur projet : développer une solution innovante de gardiennage pour vélos et trottinettes, pensée comme une alternative pratique aux arceaux publics trop exposés.
Des gardiens de proximité pour rassurer les cyclistes
Leur initiative a pris forme avec SafeKeeper, une application lancée cet été. Le principe est simple : mettre en relation les propriétaires d’un vélo ou d’une trottinette avec des particuliers volontaires pour les stocker temporairement, les « bikesitters ». Ces derniers proposent un garage, une cour ou une cave sécurisée, accessibles via l’application. En quelques semaines, près de 500 « bikesitters » se sont déjà inscrits dans la métropole lyonnaise. Un succès qui illustre l’ampleur de la demande et le besoin de solutions concrètes face à un sentiment d’insécurité croissant.
Un service gagnant-gagnant
Les cyclistes bénéficient d’un stationnement fiable, les « bikesitters » sont indemnisés et valorisés pour leur contribution à la mobilité douce. Pour les créateurs de SafeKeeper, il s’agit d’une manière pragmatique de soutenir l’essor du vélo en ville tout en créant un réseau de confiance. Reste à voir si cette idée locale pourra essaimer dans d’autres métropoles, où les vols de vélos explosent également. À Lyon, en tout cas, la lutte contre les voleurs à la pince coupante a trouvé un nouvel allié.
Que retenir rapidement ?
À Lyon, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 3 800 vélos volés en 2023, 4 200 l’an dernier, selon la Direction interdépartementale de la police nationale. Et