JO 2030 : Edgar Grospiron finalise l’équipe d’organisation et s’attaque aux chantiers prioritaires
JO 2030 : Edgar Grospiron finalise l’équipe d’organisation et s’attaque aux chantiers prioritaires

À moins de cinq ans des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030, les Alpes françaises s’activent pour accélérer l’organisation d’un événement aux ambitions multiples. Nommé président du Comité d’organisation (Cojop) en février, Edgar Grospiron a choisi comme directeur général Cyril Linette, ancien patron du PMU et de L’Équipe. Sa nomination doit être entérinée ce lundi 7 avril. Ensemble, ils devront bâtir une équipe resserrée, alignée sur un objectif clair : livrer les Jeux dans les délais, dans le respect des contraintes budgétaires, environnementales et logistiques.

La carte définitive des sites est presque figée, mais quelques points de friction subsistent. Trois zones restent en suspens, notamment Val d’Isère, qui concentre des enjeux politiques, financiers et écologiques. Grospiron propose une méthode par consensus pour arbitrer ces cas sensibles. En revanche, le Briançonnais, qui accueillera les épreuves de freestyle, ne fait pas débat. Côté disciplines, certaines comme le patinage de vitesse seront organisées à l’étranger – très probablement à Turin ou aux Pays-Bas – pour éviter la construction d’infrastructures coûteuses et sans héritage.

Un projet qui se veut écoresponsable et utile au territoire

L’ancien champion olympique de ski veut inscrire ces Jeux dans une démarche de transition écologique. Sans prétendre « faire de l’écologie », il affirme vouloir que les Jeux soient « bons pour la planète » et bénéfiques pour l’économie locale. L’objectif affiché : que les retombées économiques dépassent les investissements. À Nice, par exemple, l’installation d’une patinoire provisoire dans l’Allianz Riviera pourrait générer une plus-value de 400 millions d’euros pour la ville, selon Grospiron.

Certaines communes espèrent encore intégrer la carte olympique avec les disciplines additionnelles qui seront officialisées début 2026. Chamonix, Grenoble, Tignes, Val Thorens ou encore Lyon ont manifesté leur intérêt. Pour l’instant, le Cojop se concentre sur la validation de la carte des épreuves principales, avant d’envisager les villages olympiques et les sports supplémentaires, comme le hockey 3×3 ou le ski alpin parallèle.

Un héritage à construire, pour le sport et les populations

L’héritage des JO 2030 devra être double : sportif et sociétal. Si des centres d’entraînement ou compétitions internationales pourraient pérenniser l’élan sportif, la Solideo devra construire des infrastructures utiles aux habitants. Un exemple : le village olympique envisagé à Saint-Jean-de-Sixt pourrait être transformé en logements sociaux et structures pour personnes âgées. Edgar Grospiron veut faire des Jeux une réussite collective : « À la fin, on sera tous très fiers d’avoir su montrer au monde entier de quoi on est capable ».

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