Ce mercredi, lors d’une réunion diffusée à la télévision publique russe, le président Vladimir Poutine a accusé l’Ukraine d’avoir orchestré des explosions ferroviaires en Russie pour perturber les pourparlers de paix. Il a déclaré : « Tous les crimes commis à l’encontre de civils, notamment des femmes et des enfants, à la veille d’une nouvelle séance de pourparlers de paix que nous avions proposée à Istanbul, évidemment, visent à perturber le processus de négociation. »
Poutine a également affirmé que Kiev cherche un cessez-le-feu pour se réarmer et renforcer son armée, déclarant : « Pourquoi les récompenser en leur accordant une trêve des combats, qui sera utilisée pour fournir au régime des armements occidentaux, poursuivre leur mobilisation forcée et préparer d’autres attentats terroristes. »
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué que l’Ukraine avait refusé une proposition de trêve partielle de 2 à 3 jours, visant à permettre la récupération des corps de soldats tombés au front. Il a qualifié ce refus de « grave erreur » de la part du gouvernement ukrainien.
Zelensky dénonce les conditions de paix présentées par Moscou
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé les conditions de paix présentées par Moscou comme des « ultimatums », notamment le retrait des forces ukrainiennes de régions annexées et la limitation de la taille de leur armée. Il a déclaré : « Les conditions de paix proposées par Moscou sont des ultimatums inacceptables pour Kiev. »
Zelensky a également exprimé sa volonté de rencontrer les présidents Poutine, Trump et Erdogan pour faire avancer les pourparlers de paix, affirmant : « Nous sommes prêts à une telle réunion n’importe quand. »
Cependant, le Kremlin a écarté l’idée d’un sommet trilatéral à court terme, conditionnant toute rencontre à l’obtention de résultats concrets dans les négociations en cours.
Les pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine, qui se sont tenus à Istanbul, n’ont pas abouti à un cessez-le-feu, bien qu’un accord ait été trouvé sur l’échange de prisonniers. La Russie a présenté un mémorandum avec des exigences telles que le retrait des forces ukrainiennes de régions annexées, la non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et la reconnaissance du russe comme langue officielle. L’Ukraine a rejeté ces demandes, les qualifiant d’inacceptables.
Alors que les tensions restent vives, les perspectives d’une résolution rapide du conflit semblent incertaines, les deux parties maintenant des positions divergentes sur les conditions d’un cessez-le-feu et d’une paix durable.