Amélie Mauresmo en larmes sur le plateau de “Clique” en évoquant le décès de son père
Amélie Mauresmo en larmes sur le plateau de “Clique” en évoquant le décès de son père

Hier soir, l’émission Clique, diffusée sur Canal+, a offert un moment fort en émotions. Invitée par Mouloud Achour, l’ex-numéro 1 mondiale de tennis Amélie Mauresmo s’est livrée comme rarement sur le lien intime et douloureux entre une perte personnelle et son ascension au sommet du tennis mondial.

Une question qui ravive une blessure

Alors que l’entretien prenait une tournure rétrospective, Mouloud Achour a évoqué une déclaration marquante de la championne : « Mon père est mort en mars 2004. Je suis devenue n°1 mondiale en septembre 2004. Ce n’est certainement pas anodin. » Interrogée sur cette corrélation possible entre le deuil et ses performances, Mauresmo a marqué une pause, visiblement bouleversée.

« Je ne m’attendais pas à celle-là… », a-t-elle lâché, les larmes aux yeux. Une émotion vive, presque intacte, vingt ans après les faits. « Ça a été un événement qui a été évidemment très difficile à accepter, mais ça m’a donné cette distance, je crois, dans mon tennis, dans mes objectifs, dans ce que je voulais faire. C’était ma vie et mon parcours. »

Un tournant dans sa carrière

Amélie Mauresmo a souvent été saluée pour son intelligence tactique sur le court. En 2004, après des années d’ascension, elle atteint enfin le sommet du classement WTA. Une consécration qui, à l’entendre, puise aussi dans une forme de résilience.

« Du coup, j’ai réussi de plus en plus souvent, après ça, à être dans le jeu et à faire abstraction de l’enjeu qu’il pouvait y avoir », a-t-elle expliqué. Elle évoque un recentrage, une capacité nouvelle à se concentrer uniquement sur le jeu, qui aurait émergé après le décès de son père. « Toutes mes plus grandes réussites sont arrivées après mars 2004. »

Parmi ces succès figurent ses victoires en Grand Chelem à l’Open d’Australie et à Wimbledon en 2006, ainsi qu’une place durable dans l’élite du tennis mondial.

La première joueuse à faire son coming out

Au-delà de ses performances sportives, Amélie Mauresmo s’est toujours distinguée par son authenticité. Première joueuse à faire son coming out durant sa carrière, elle a souvent brisé les tabous et assumé ses choix avec courage.

Depuis sa retraite sportive en 2009, Amélie Mauresmo n’a pas quitté les courts : elle est devenue entraîneure (notamment d’Andy Murray en 2014), puis directrice de tournois, dont Roland-Garros depuis 2022. Elle y défend une vision plus inclusive et équilibrée du tennis professionnel…

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