Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à rouvrir ce mardi 29 avril le débat sur les zones à faibles émissions (ZFE), un sondage Ifop révèle que près de huit Français sur dix souhaitent leur disparition. Imposées depuis le 1er janvier 2025 dans une quarantaine d’agglomérations, les ZFE excluent des centres-villes les véhicules les plus anciens, suscitant la colère des automobilistes et motards, notamment ceux aux revenus modestes.
Une mesure perçue comme injuste
Commandée par le collectif Stop ZFE, qui regroupe des associations de conducteurs, motards et commerçants, l’enquête pointe une large opposition à ce dispositif jugé profondément inégalitaire. Selon ses détracteurs, les ZFE créent une fracture sociale entre ceux qui peuvent changer de voiture et les autres, privés d’accès aux centres urbains pour se soigner, travailler ou se divertir.
Face à la fronde, le gouvernement envisage d’assouplir les règles : seules Paris et Lyon seraient obligées de maintenir une ZFE, tandis que les autres villes auraient le choix. La verbalisation automatique ne commencerait qu’en 2027. Un rendez-vous crucial est prévu le 12 mai au ministère de la Transition écologique, quelques jours avant une grande manifestation contre les ZFE à Paris.