Les prix des carburants continuent de reculer en France, avec une moyenne de 1,63 euro le litre pour le gazole et 1,68 euro pour le SP 95-E10 la semaine dernière, selon le ministère de la Transition écologique. Cette baisse de trois centimes en une semaine s’inscrit dans une tendance favorable aux automobilistes, portée par un marché pétrolier plus stable.
Le prix du baril de pétrole, actuellement autour de 70 dollars, est largement inférieur aux 120 dollars atteints au plus fort de la crise énergétique en 2022. Cette accalmie s’explique par plusieurs facteurs : l’Opep prévoit une augmentation modérée de sa production dès avril, tandis que les États-Unis pourraient accroître leur exploitation pétrolière sous l’administration Trump. En parallèle, la demande en pétrole ralentit, notamment en Chine, où la croissance économique montre des signes d’essoufflement.
Les perspectives pour les mois à venir restent orientées à la baisse. Certains experts estiment que le prix du baril pourrait tomber à 60 dollars d’ici la fin de l’année, ce qui se traduirait par une diminution supplémentaire des prix à la pompe, pouvant atteindre 10 centimes par litre. Toutefois, un retour aux tarifs de 2020, avoisinant 1,10 euro le litre, semble peu probable.
La fiscalité sur les carburants, qui représente une part importante du prix final, ne devrait pas être allégée en raison des contraintes budgétaires pesant sur l’État français. Même si la tendance actuelle profite aux consommateurs, les analystes rappellent que le marché pétrolier reste imprévisible et dépendant des fluctuations géopolitiques. Toute tension internationale pourrait rapidement inverser cette dynamique, comme l’a démontré la crise énergétique des dernières années.