L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé ce samedi que 1,9 million de personnes ont été déplacées de force à plusieurs reprises dans la bande de Gaza.
À l’occasion de la journée de l’enfant palestinien, célébrée chaque année le 5 avril, l’UNRWA a déclaré dans une publication sur la plateforme X (anciennement Twitter) que, depuis le début de la guerre à Gaza, environ 1,9 million de personnes, dont des milliers d’enfants, ont été confrontées à des déplacements forcés répétés, dans un contexte de bombardements, de peur et de pertes.
L’agence a ajouté que l’effondrement du cessez-le-feu à Gaza a entraîné une nouvelle vague de déplacements, touchant plus de 142 000 personnes entre le 18 et le 23 mars dernier.
L’UNRWA a insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu immédiat.
Le 18 mars dernier, Israël s’est retiré de l’accord de cessez-le-feu et d’échange de prisonniers, en vigueur depuis le 19 janvier, et a repris sa guerre de génocide contre la bande de Gaza dévastée.
Situation catastrophique
Depuis le lancement de la guerre israélienne contre Gaza le 7 octobre 2023, les enfants du territoire vivent dans des conditions catastrophiques. Des rapports officiels palestiniens indiquent que les enfants et les femmes représentent plus de 60 % des victimes de cette campagne de génocide en cours.
Au cours des derniers mois, Israël a tué environ 17 954 enfants dans la bande de Gaza, selon un communiqué du Bureau palestinien des statistiques, publié à la veille de la Journée de l’enfant palestinien.
De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a rapporté, le 1er avril, que 322 enfants ont été tués et 609 autres blessés depuis qu’Israël a repris les attaques le 18 mars, violant ainsi le cessez-le-feu.
Avec le soutien total des États-Unis, Israël mène depuis le 7 octobre 2023 une campagne de génocide dans la bande de Gaza assiégée, qui a fait plus de 165 000 morts et blessés palestiniens, principalement des femmes et des enfants, ainsi que plus de 11 000 disparus.