Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Sans titre (19)
Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de Sans titre (19)

Le collectionneur et entrepreneur chinois Justin Sun a intenté un procès contre le milliardaire américain David Geffen, l’accusant d’avoir acquis illégalement la sculpture Le Nez d’Alberto Giacometti. Sun affirme avoir acheté l’œuvre en 2021 lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s pour 78,4 millions de dollars, avant de la confier à sa conseillère en art, Xiong Zihan Sydney. Il soutient que cette dernière aurait organisé la vente à Geffen à son insu, en utilisant de fausses signatures et une fausse identité juridique pour finaliser la transaction. Selon lui, son intention n’a jamais été de céder définitivement la sculpture, mais de l’exploiter sous forme de NFT via le fonds ApeNFT, cofondé avec Sydney.

D’après la plainte déposée le 4 février 2025 à Manhattan, Xiong aurait échangé Le Nez contre deux tableaux d’une valeur totale de 55 millions de dollars, accompagnés de 10,5 millions en espèces. Sun considère cette transaction comme frauduleuse, car elle aurait été conclue sans son consentement et pour un prix bien inférieur aux 80 millions qu’il espérait obtenir. Il affirme également avoir découvert en décembre 2024 que Sydney aurait détourné 500 000 dollars à son profit en manipulant une partie des fonds. Il réclame aujourd’hui soit la restitution de l’œuvre, soit des dommages-intérêts conséquents pour compenser la perte.

David Geffen rejette catégoriquement ces accusations et son avocat, Tibor L. Nagy, qualifie l’affaire de simple « remords du vendeur ». Il affirme que Sun a accepté l’échange mais regrette aujourd’hui son choix après avoir échoué à revendre les œuvres reçues en retour. Ce procès rappelle d’autres affaires impliquant des transactions opaques dans le marché de l’art, comme celle ayant opposé le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev à Sotheby’s. Reste à savoir si la justice donnera raison à Sun ou s’il devra accepter cette transaction comme une autre de ses acquisitions controversées, à l’image de la banane scotchée de Maurizio Cattelan qu’il avait achetée puis mangée sous l’œil des caméras.

Partager