US And EU Ban TikTok From Staff Mobile Devices
LONDON, ENGLAND - FEBRUARY 28: In this photo illustration, a TikTok logo is displayed on an iPhone on February 28, 2023 in London, England. This week, the US government and European Union's parliament have announced bans on installing the popular social media app on staff devices. (Photo by Dan Kitwood/Getty Images)

Le nombre de plaintes contre TikTok ne cesse de croître. Quatre nouvelles familles ont décidé d’assigner en justice le réseau social, qu’elles accusent d’avoir exposé leurs enfants à des contenus dangereux, liés au suicide, à l’automutilation et aux troubles alimentaires. Deux des cas concernent des jeunes filles de 12 et 16 ans qui ont mis fin à leurs jours.

Cette action s’ajoute à une procédure déjà en cours. En novembre dernier, sept familles avaient déposé un recours collectif devant le tribunal judiciaire de Créteil. Désormais, elles sont onze à dénoncer les failles du réseau social, estimant que TikTok n’a pas suffisamment modéré des vidéos potentiellement mortelles. Elles reprochent également à la plateforme de ne pas avertir les utilisateurs de l’addiction que peut engendrer son algorithme, puissant et omniprésent dans la consommation de contenu.

Selon leur avocate, Laure Boutron-Marmion, ces adolescentes sont tombées dans un engrenage qui a alimenté leur mal-être jusqu’à la dégradation de leur état mental et physique. « L’une des ambitions de ce recours, c’est d’avoir des réponses », explique-t-elle, soulignant que TikTok a choisi de se défendre devant la justice, ce qui permettra d’obtenir un débat contradictoire.

De son côté, le réseau social se limite à rappeler son engagement à protéger les plus jeunes, sans faire de commentaire sur cette procédure en cours. La semaine prochaine, l’Assemblée nationale doit se prononcer sur la création d’une commission d’enquête visant à évaluer l’impact psychologique de TikTok sur les mineurs. Une pression politique et judiciaire qui ne cesse de s’intensifier autour de la plateforme.

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