Le nombre de plaintes contre TikTok ne cesse de croître. Quatre nouvelles familles ont décidé d’assigner en justice le réseau social, qu’elles accusent d’avoir exposé leurs enfants à des contenus dangereux, liés au suicide, à l’automutilation et aux troubles alimentaires. Deux des cas concernent des jeunes filles de 12 et 16 ans qui ont mis fin à leurs jours.
Cette action s’ajoute à une procédure déjà en cours. En novembre dernier, sept familles avaient déposé un recours collectif devant le tribunal judiciaire de Créteil. Désormais, elles sont onze à dénoncer les failles du réseau social, estimant que TikTok n’a pas suffisamment modéré des vidéos potentiellement mortelles. Elles reprochent également à la plateforme de ne pas avertir les utilisateurs de l’addiction que peut engendrer son algorithme, puissant et omniprésent dans la consommation de contenu.
Selon leur avocate, Laure Boutron-Marmion, ces adolescentes sont tombées dans un engrenage qui a alimenté leur mal-être jusqu’à la dégradation de leur état mental et physique. « L’une des ambitions de ce recours, c’est d’avoir des réponses », explique-t-elle, soulignant que TikTok a choisi de se défendre devant la justice, ce qui permettra d’obtenir un débat contradictoire.
De son côté, le réseau social se limite à rappeler son engagement à protéger les plus jeunes, sans faire de commentaire sur cette procédure en cours. La semaine prochaine, l’Assemblée nationale doit se prononcer sur la création d’une commission d’enquête visant à évaluer l’impact psychologique de TikTok sur les mineurs. Une pression politique et judiciaire qui ne cesse de s’intensifier autour de la plateforme.