Moselle : un migrant relaxé après avoir menacé des femmes, mais placé sous OQTF
Moselle : un migrant relaxé après avoir menacé des femmes, mais placé sous OQTF

L’horreur a frappé en plein cœur de Rennes. Un homme de 40 ans a été mis en examen et écroué hier mercredi 2 avril pour le viol et le meurtre d’une femme de 73 ans, sauvagement battue à mort à son domicile une semaine plus tôt. Le suspect, multirécidiviste au casier lourdement chargé, nie les faits malgré des éléments accablants.

Une scène d’une extrême violence

Le drame s’est joué le 26 mars en fin de matinée. Les secours, appelés à intervenir dans le centre de Rennes, découvrent une femme inanimée, en arrêt cardio-respiratoire, le visage « tuméfié et couvert de sang », selon le procureur de la République Frédéric Teillet. Malgré les tentatives de réanimation, la victime, partiellement dénudée, ne survivra pas. L’autopsie révèle un passage à tabac d’une violence inouïe : traumatismes crânien, facial, cervical, multiples fractures et hémorragies internes. La scène, marquée par la présence d’emballages de préservatifs, laisse craindre un viol précédant l’homicide. Grâce aux témoignages, à la vidéosurveillance et à la découverte de la boîte à bijoux de la victime dans un jardin mitoyen, les enquêteurs remontent rapidement la piste d’un homme connu dans le quartier pour sa marginalité et ses fréquentes errances dans les structures sociales alentour.

Un suspect déjà condamné 24 fois

Arrêté lundi, le suspect est un habitué des commissariats. Son casier judiciaire compte 24 condamnations, notamment pour vols, violences aggravées, menaces, agression sexuelle, stupéfiants et délits routiers. Libéré de prison fin 2024, il était sous aucun contrôle judiciaire. Face aux enquêteurs, il nie en bloc, sans réussir à expliquer pourquoi son ADN a été retrouvé sous les ongles de la victime et sur une bouteille d’eau laissée dans le jardin voisin. Plusieurs témoins l’identifient formellement. La justice n’a pas traîné. Le quadragénaire a été mis en examen pour meurtre précédé ou suivi de viol, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Il est également poursuivi pour vol, en lien avec les objets retrouvés. Le parquet a requis et obtenu son placement en détention provisoire. Cette affaire glaçante relance une fois de plus les débats sur le suivi des délinquants multirécidivistes et l’évaluation des risques à leur sortie de prison. Pour l’instant, une chose est certaine : une femme sans histoires est morte dans des conditions atroces. Et la ville de Rennes reste sous le choc.

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