Radouan Kourak porte plainte contre Anasse Kazib pour injure raciste publique
Radouan Kourak porte plainte contre Anasse Kazib pour injure raciste publique

Le journaliste Radouan Kourak, chef du service politique d’Entrevue, a annoncé ce jeudi le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile contre le chroniqueur et militant d’extrême gauche Anasse Kazib, après des propos tenus sur les réseaux sociaux. Le chroniqueur et ex-candidat à la présidentielle a écrit à son sujet : « Encore un Arabe qui lèche le sol et qui comme par hasard finit à la radio mdr. Si vous cherchez un boulot et que vous êtes racisés vous savez quoi faire, vous aurez sûrement même le droit de sortir un livre chez Flammarion avec un titre du style “Ma France, moi je l’aime”. » Une publication toujours en ligne, que le journaliste qualifie d’injure raciste publique.

Une campagne d’insultes orchestrée sur les réseaux

Dans un communiqué publié par son avocat, Me Aurane Reihanian, Radouan Kourak dénonce un « raid numérique d’une rare violence », nourri par des messages racistes répétés de la part d’Anasse Kazib et de plusieurs influenceurs proches de ses positions politiques. Le message incriminé compare le journaliste à un « Arabe qui lèche le sol », ajoutant qu’il aurait obtenu sa place à la radio par soumission. « Dans une démocratie saine, la liberté d’expression ne saurait aucunement servir de paravent à la haine raciale », écrit l’avocat.

Dès le 24 juin, une mise en demeure avait été adressée à Anasse Kazib, ainsi qu’à deux autres influenceurs connus sur Snapchat et Twitch, zinedineblc et doflaFR, qui ont depuis supprimé leurs publications, l’un d’eux ayant même présenté des excuses. Anasse Kazib, en revanche, a maintenu ses propos, provoquant ainsi la plainte déposée aujourd’hui.

Un débat sur l’identité, la France et la loyauté

Radouan Kourak, qui s’était illustré à la Fête de la musique par une vidéo critiquant l’effacement de l’identité française dans l’espace public, avait été la cible de commentaires virulents de la part de figures d’extrême gauche. Il s’en défend : « Ce que je défends, ce n’est pas la haine de l’autre. C’est l’amour de la France. » Et d’ajouter : « La France est une chance pour l’immigré, pas l’inverse. »

« Je suis passionnément Français et patriote », a-t-il écrit dans un message posté jeudi soir. « Plus jamais je ne laisserai ces haineux m’insulter parce que j’aime mon pays. »

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