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Un surveillant pénitentiaire de la prison de la Santé à Paris est jugé à partir de ce mercredi 19 mars pour viols et agressions sexuelles sur un détenu en 2022. L’accusé, âgé de 54 ans, est soupçonné d’avoir imposé des fellations forcées à un prisonnier en échange de tabac, à plusieurs reprises sur une période de deux mois. Le détenu, qui purgeait une peine de 30 mois pour divers délits, avait signalé les faits au personnel médical avant de tenter plusieurs fois de se suicider.

Le surveillant conteste fermement les accusations et affirme que le détenu aurait pu chercher à se venger après une sanction disciplinaire, notamment une saisie de stupéfiants ou un changement de cellule. Toutefois, l’enquête a mis en évidence des incohérences dans ses déclarations ainsi que des faits antérieurs de harcèlement sexuel ayant déjà conduit à des sanctions disciplinaires. Certains témoignages indiquent que son comportement aurait pu jouer un rôle dans le suicide d’un ancien agent pénitentiaire.

Le détenu a décrit une quarantaine d’abus, expliquant avoir accepté le tabac comme une compensation forcée mais sans jamais donner son consentement. Une expertise psychologique a conclu qu’il avait pu se sentir piégé, craignant des représailles en raison de la position d’autorité du surveillant.

Le procès, qui doit se tenir jusqu’au vendredi 22 mars, pourrait aboutir à une peine de jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour l’accusé en cas de condamnation. L’affaire met en lumière la problématique des abus de pouvoir en milieu carcéral et soulève des questions sur les mécanismes de contrôle et de prévention au sein des établissements pénitentiaires.

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