Parcoursup : l’État veut faire le ménage parmi les formations privées
Parcoursup : l’État veut faire le ménage parmi les formations privées

Face à la montée en puissance de l’enseignement supérieur privé, le gouvernement lance un dispositif de labellisation nationale des établissements pour garantir la qualité des formations accessibles via la plateforme Parcoursup. Objectif : trier les structures sérieuses des acteurs opportunistes, souvent critiqués pour leur manque de transparence et leurs tarifs exorbitants.

Deux labels pour trier les écoles

Le système, présenté ce mercredi par le ministère de l’Enseignement supérieur, repose sur deux niveaux de labellisation. Le premier concernera les établissements intégrés au service public de l’enseignement supérieur, comme les universités, les EESPIG (établissements d’intérêt général à but non lucratif), et certaines écoles de commerce sous condition. Pour en faire partie, les structures devront répondre à des critères de mixité sociale et d’adossement à la recherche.

Le second niveau visera les établissements privés agréés, à but lucratif ou non, qui ne remplissent pas tous les critères du premier cercle, mais dont les formations auront été certifiées pour leur qualité.

Les établissements qui ne disposeront d’aucun agrément se verront exclus de Parcoursup d’ici 2027, après une phase transitoire. Le ministère évoque une proposition de loi attendue en septembre, précédée d’une consultation des acteurs concernés, notamment dans le privé.

Des dérives pointées du doigt

Ce tour de vis intervient dans un contexte de croissance rapide du privé, qui accueille désormais plus d’un quart des étudiants français. Une progression rendue nécessaire par la massification de l’enseignement supérieur, mais qui s’est opérée « sans encadrement suffisant », a reconnu mardi le ministre Philippe Baptiste. Il déplore une qualité inégale, des coûts excessifs, un manque d’information sur les débouchés et une logique de rentabilité au détriment de l’intérêt général. Le secteur est notamment visé dans l’enquête « Le Cube » de la journaliste Claire Marchal, qui dénonce les pratiques du géant privé Galileo.

Partager