Occitanie : un poney mutilé et abandonné meurt malgré des soins hélas tardifs
Occitanie : un poney mutilé et abandonné meurt malgré des soins hélas tardifs

Il s’appelait Obélix. Il avait 25 ans. Et malgré tous les soins prodigués par un refuge du Tarn-et-Garonne, il n’a pas survécu. Hier jeudi 1er mai, Lisa Fernandez, fondatrice du refuge des 3 Dindes, a annoncé la mort du poney martyr, retrouvé mutilé, affamé et laissé pour mort par sa propriétaire. Une fin tragique pour un animal qui, selon ses sauveteurs, « aura au moins connu un peu d’amour » avant de s’éteindre. La scène est insoutenable : œil crevé, nez nécrosé, corps lacéré — Obélix avait été attaqué à répétition par les chiens de sa propriétaire. Retrouvé agonisant dans un enclos du Var, sans eau ni nourriture, il a été transféré en urgence à la clinique du Cheval de Grenade (Haute-Garonne). Pendant quelques jours, l’espoir a tenu : le poney résistait, mangeait un peu, reprenait des forces. Puis son organisme, exténué, a lâché.

Une plainte collective et une mobilisation qui s’intensifie

« On est arrivé trop tard », résume sobrement Lisa Fernandez dans une vidéo poignante.          « Les vétérinaires ont tout tenté, mais son corps n’a pas tenu. » Les bénévoles du refuge dénoncent une maltraitance d’une rare cruauté, d’autant plus choquante que la propriétaire d’Obélix serait elle-même à la tête d’une association de protection animale. Une trahison de la cause jusque dans ses fondements. Le refuge des 3 Dindes, rejoint par plusieurs autres organisations de défense animale, a déposé une plainte auprès du parquet de Draguignan. Tous exigent une sanction exemplaire et l’évacuation immédiate des chiens détenus par la mise en cause, eux aussi soupçonnés de vivre dans des conditions alarmantes. En France, l’article 521-1 du Code pénal prévoit jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende pour des faits de maltraitance animale. À la lumière de ce drame, certains espèrent que la justice ne se contentera pas d’un simple rappel à la loi. Parce qu’au bout de cette tragédie, il y a Obélix — un poney brisé, qui n’aura connu qu’un peu d’humanité à la toute fin de sa vie.

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