Le mystère reste entier autour du décès d’Agathe Hilairet, cette joggeuse de 28 ans disparue le 10 avril après être partie courir depuis le domicile familial de Vivonne, dans la Vienne. Mais les derniers éléments de l’enquête, révélés ce 23 juin, renforcent nettement l’hypothèse criminelle. Le corps de la jeune femme avait été retrouvé presque un mois plus tard par un promeneur, dans un sous-bois situé en dehors du périmètre initial des recherches. D’après une source proche du dossier, le cadavre aurait été déplacé après la mort, un détail qui écarte la simple disparition accidentelle. L’autopsie, pourtant, n’a pas permis d’identifier avec certitude les causes du décès.
Une montre connectée au cœur de l’enquête
Les enquêteurs ont désormais un autre outil entre les mains : la montre connectée que portait la victime. Équipée d’un GPS et d’un capteur cardiaque, elle indique une hausse soudaine et violente du rythme cardiaque, suivie immédiatement de l’arrêt complet des battements. L’endroit exact où le cœur a cessé de battre coïncide avec la zone où les chiens de recherche avaient perdu sa trace. Le corps, lui, a été découvert à moins d’un kilomètre de là. Pour les gendarmes de Poitiers chargés de l’affaire, ces données renforcent la piste d’une intervention extérieure. Mais à ce stade, les circonstances précises de la mort d’Agathe Hilairet demeurent inconnues.