« C’est lui qui m’a poussée à le faire. » Cette phrase, Solène, responsable communication chez Gleeden, l’a entendue des dizaines de fois. Pas dans un soap américain, mais bien dans les témoignages d’utilisatrices de la célèbre plateforme de rencontres extra-conjugales. Derrière cette confession déroutante se cache une tendance de fond, désormais confirmée par les chiffres : le couple libre séduit de plus en plus de Français. Et ce sont parfois les hommes eux-mêmes qui ouvrent la porte… à l’infidélité éthique.
Le couple exclusif : une pression trop forte ?
Selon la dernière enquête Ifop pour Gleeden, 15 % des Français ont déjà été en relation libre au cours de leur vie — un chiffre qui monte à 23 % chez les Parisiens. Plus surprenant encore : dans un couple libre sur cinq, c’est le conjoint qui a proposé cette ouverture.
« Je voyais cette tendance de fond émerger chez nos membres depuis des années, confie Solène. Ce ne sont pas des libertins : ce sont des gens qui aiment leur conjoint, mais qui se rendent compte que le modèle classique ne leur convient plus. »
Fini le mythe du partenaire parfait, à la fois meilleur ami, amant torride et coéquipier parental. Trop de rôles pour une seule personne ? « Parfois, externaliser certains besoins, c’est enlever une énorme pression. Et paradoxalement, quand tu as le droit, tu ne le fais pas toujours. Le transgressif disparaît. »
Une infidélité… assumée et parfois salvatrice
L’étude révèle aussi que 8 % des Français sont actuellement en relation ouverte, un chiffre qui double à Paris (17 %). Et parmi ces couples, plus de la moitié ont vu leur relation s’améliorer depuis l’ouverture.
« Quand les règles sont claires et les attentes posées, on observe que la relation peut même en sortir renforcée. » En effet, 89 % des couples libres se disent satisfaits de leur relation actuelle, et 54 % estiment que l’infidélité convenue augmente leur désir pour leur partenaire officiel.
Les nouvelles règles de l’amour
Si le modèle classique vacille, c’est aussi que de plus en plus de Français veulent reprendre le contrôle sur leur vie affective et sexuelle. Un chiffre emblématique le prouve : 15 % des personnes en couple exclusif accepteraient aujourd’hui d’ouvrir leur relation si leur partenaire le proposait.
« Ce n’est pas une crise du couple, c’est une mutation », tranche Solène. « Et Gleeden est au cœur de cette transformation, car nous offrons un espace sécurisé à ceux qui choisissent de s’aimer autrement. »
Le couple libre serait-il l’avenir du couple tout court ? Pour Solène, la réponse est claire : « Ce n’est plus une anomalie. C’est une option. Et une option qui fonctionne. »