Menaces après la condamnation de Marine Le Pen : cinq auteurs identifiés et bientôt jugés
Menaces après la condamnation de Marine Le Pen : cinq auteurs identifiés et bientôt jugés

La procureure générale de la cour d’appel de Paris a annoncé ce jeudi que cinq personnes seraient poursuivies pour avoir proféré des menaces contre deux magistrats impliqués dans le procès de Marine Le Pen. Aucun lien avec le RN n’a été établi à ce stade.

Invitée ce matin sur franceinfo, Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d’appel de Paris, a confirmé que cinq individus avaient été identifiés dans l’enquête sur les menaces visant deux magistrats ayant représenté le ministère public dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. Ces magistrats, selon la procureure, ont été victimes de « cyberharcèlement et de menaces via les réseaux sociaux ». Elle précise que « les auteurs seront poursuivis et sévèrement condamnés ».

Le RN condamne les menaces

Marie-Suzanne Le Quéau a également tenu à clarifier que les auteurs de ces menaces n’étaient pas des représentants du RN, et que le parti de Marine Le Pen avait d’ailleurs condamné ces actes. Une mise au point nécessaire dans un climat de forte tension politique, alors que la condamnation de l’ex-candidate à la présidentielle a provoqué des remous dans une partie de l’opinion.

Concernant l’appel annoncé dans cette affaire, la magistrate a rappelé que la justice avait anticipé le calendrier. L’objectif est clair : « juger l’affaire dans les six premiers mois de 2026 » pour éviter toute interférence avec la campagne présidentielle. « Je souhaite que les magistrats puissent statuer avec sérénité », a-t-elle insisté.

Cette affaire relance la question de la protection des magistrats dans des dossiers politiquement sensibles. Emmanuel Macron avait lui-même rappelé, quelques jours plus tôt, que « la justice est indépendante » et que « les magistrats doivent être protégés ».

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