Hier soir, le Crif Marseille-Provence a organisé son dîner annuel dans un contexte particulièrement tendu. La soirée s’est tenue à l’hôtel InterContinental de Marseille, en présence de nombreuses personnalités politiques, religieuses et civiles, malgré l’absence remarquée du maire de Marseille, Benoît Payan.
Une soirée marquée par la gravité
Fabienne Bendayan, présidente du Crif Marseille-Provence, a ouvert la soirée en dénonçant la montée de la haine dans la société française. Elle a souligné que « la haine s’est insinuée jusque dans nos rues, nos ascenseurs », faisant référence aux actes antisémites et aux tensions intercommunautaires croissantes. Elle a également critiqué certains responsables politiques, notamment ceux de La France Insoumise, les accusant d’instrumentaliser la cause palestinienne pour fracturer la société.
L’imam Hassen Chalghoumi au soutien de la communauté juive
Parmi les invités, l’imam Hassen Chalghoumi, président de l’association culturelle des musulmans de Drancy, a été salué pour son engagement en faveur du dialogue interreligieux. Il a réaffirmé son soutien à la communauté juive et son opposition à l’antisémitisme, soulignant l’importance de l’unité face à la haine. Sa présence a été perçue comme un geste fort de solidarité et de fraternité entre les communautés, même si malheureusement, il continue de recevoir de nombreuses critiques de la part des fondamentalistes pour son soutien à la communauté juive.
L’absence remarquée du maire de Marseille
La soirée a réuni une large partie de la classe politique régionale, y compris le député RN Franck Allisio. Cependant, l’absence du maire de Marseille, Benoît Payan, a été remarquée. Cette absence a été interprétée par certains comme un signe de division politique sur des sujets sensibles tels que l’antisémitisme et le conflit israélo-palestinien. Il est à noter que Benoît Payan a récemment été la cible de menaces de mort après avoir participé à un festival culinaire célébrant la cuisine marocaine, ce qui a exacerbé les tensions politiques à Marseille.
Un appel à l’unité et à la solidarité
Malgré la gravité de la situation, le dîner a également été un moment de solidarité et d’espoir. Les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur de la paix et du vivre-ensemble, soulignant l’importance de lutter contre toutes les formes de haine et de discrimination. Des appels à l’unité nationale ont été lancés, insistant sur le fait que la lutte contre l’antisémitisme est l’affaire de tous.