Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme visant Willy Beauvallet-Haddad, vice-président démissionnaire de l’université Lyon 2. L’ancien responsable, également maître de conférences, avait rendu hommage sur les réseaux sociaux à Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah libanais, tué en septembre 2024 dans une frappe israélienne. L’organisation est classée terroriste par l’Union européenne. Ces déclarations, qualifiées d’« inacceptables » par le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, ont entraîné un signalement officiel au parquet et la fin immédiate des fonctions exécutives de M. Beauvallet-Haddad, obtenue après échanges avec la présidente de l’université et sous pression du gouvernement.
Climat de tensions politiques sur le campus de Lyon 2
Ce nouvel épisode intervient alors que Lyon 2 traverse une période marquée par une intensification de l’activisme politique sur le campus de Bron, entre blocages, slogans anti-israéliens, prières militantes et menaces. En avril, un professeur spécialiste du Moyen-Orient avait vu son cours interrompu par des militants masqués. Une autre enquête est en cours pour des menaces visant la présidente de l’université. Willy Beauvallet-Haddad, engagé de longue date sur les questions proches-orientales, était considéré en interne comme un relais des mouvances militantes pro-palestiniennes les plus actives. Il reste, à ce jour, enseignant à l’université, mais pourrait faire l’objet de procédures disciplinaires.