Landes : l’éleveur SASSO visé par une enquête de L214 pour maltraitance animale
Landes : l’éleveur SASSO visé par une enquête de L214 pour maltraitance animale

L’association L214 a dévoilé mardi 17 juin 2025 une enquête visant l’entreprise SASSO, implantée à Sabres, dans les Landes. L214 accuse cet acteur de la sélection avicole d’actes de maltraitance sur les dizaines de milliers de poules élevées sur place. Des images tournées en caméra cachée, dont certaines non identifiables, sont diffusées pour appuyer les accusations. Une plainte a été déposée

Des conditions d’élevage dénoncées comme extrêmes

L214 affirme avoir mis au jour des pratiques choquantes au sein de cette société appartenant au groupe Hendrix Genetics. Selon l’association, les bâtiments abriteraient plus de 60 000 volailles. Les images qu’elle diffuse montrent des animaux dans un état dégradé, privés d’eau, de nourriture, de lumière, parfois enfermés dans des cages empilées, sans accès à l’extérieur. Elle évoque également des mutilations, comme l’ablation de la crête sur certains spécimens. L’un des éléments les plus mis en avant concerne la « mue forcée », une pratique destinée à relancer la ponte en privant temporairement les poules de lumière, d’eau et d’alimentation. D’après un témoignage relayé dans l’enquête, cette période provoquerait une perte de poids importante chez les animaux. Les conditions de relance de ponte après cette phase sont également détaillées.

L’entreprise appelle à la prudence sur les images

Face à cette révélation, le directeur général de SASSO, Laurent Salles, a indiqué ne pas vouloir réagir précipitamment. Il s’interroge sur la véracité des images, soulignant que certaines pourraient provenir d’ailleurs. Il évoque également la possible présence d’une personne infiltrée parmi ses effectifs. L’entreprise, qui dit vouloir examiner le contenu diffusé, se prépare à répondre officiellement dans les jours à venir. L214 a déposé plainte pour maltraitance animale et mise en danger de la santé publique, notamment à cause d’une supposée commercialisation d’œufs ne respectant pas les normes européennes sur les conditions d’élevage. La préfecture des Landes, qui n’était pas informée lundi matin, est désormais attendue sur ce dossier. L’affaire relance le débat sur les méthodes industrielles dans l’élevage et les limites du contrôle sanitaire et réglementaire dans ce secteur.

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