Une plante, une amende, un tollé. Dimanche dernier, Salomé, journaliste à Tech&Co, s’est vue sanctionnée de 150 € d’amende dans le métro parisien. Son tort ? Avoir tenté de voyager avec un oiseau de paradis jugé trop encombrant par une agente à la station République. Mais face à la grogne sur les réseaux sociaux et au bon sens qui finit par germer, la RATP a fait marche arrière : l’amende sera remboursée. Officiellement, le règlement interdit les objets volumineux susceptibles de gêner les voyageurs ou de poser un problème de sécurité. Officieusement, on aura rarement vu une plante tropicale représenter un tel danger public. D’abord inflexible sur X (ex-Twitter), la RATP avait défendu la légitimité de la verbalisation.
L’oiseau de paradis s’envole vers le salon
Mais le service client vient de revoir sa copie, évoquant un nécessaire sens du contexte. Une façon polie de reconnaître un excès de zèle. Salomé avait pourtant payé l’amende sur place, ce qui en principe empêche tout remboursement. Il aura donc fallu l’argumentaire persuasif de la principale intéressée — et l’embrasement des internautes — pour que la régie fasse exception. Depuis, la plante a retrouvé son calme, loin des souterrains. Rebaptisée Prune, elle trône désormais fièrement dans le salon de sa propriétaire. La prochaine fois, elle prendra peut-être un Uber.