Un incident insolite mais bel et bien réel a secoué la compagnie British Airways : douze membres d’équipage en escale à Milan ont été logés, par erreur, dans un établissement très éloigné des standards habituels du personnel aérien. La confusion, rapportée par le tabloïd britannique The Sun, a conduit les navigants non pas dans un hôtel standard mais dans un véritable hôtel SM, fréquenté par des amateurs de pratiques sado-masochistes.
Une erreur de réservation aux conséquences… bruyantes
À l’origine du malentendu : une ressemblance trompeuse entre deux établissements voisins. L’équipage devait séjourner au Mo.om Hotel, un hôtel classique situé en périphérie de Milan. Mais c’est au Motel Mo.om, un établissement bien connu de la scène BDSM locale, qu’ils ont été dirigés. L’endroit est spécialisé dans les chambres à thème équipées de miroirs au plafond, de cages, de harnais en cuir et d’autres accessoires destinés à des jeux de domination et de soumission.
L’accueil a été pour le moins saisissant. Dès leur arrivée, les membres d’équipage ont été confrontés à un décor inattendu, loin des hébergements professionnels habituels. Certains membres ont même rapporté la présence de « liquides suspects » dans leur chambre. Mais c’est surtout le bruit qui a rendu leur séjour invivable : « Ils ont été tenus éveillés par les gémissements de ces amateurs de sensations fortes. Il était évident que ce n’était pas l’endroit où l’équipage était censé séjourner », déclare cette même source.
Une nuit sans sommeil
La situation a été aggravée par ce que des témoins décrivent comme une véritable «orgie de 24 heures». Les bruits incessants ont empêché l’équipage de se reposer, compromettant leur capacité à reprendre leur service le lendemain. British Airways, de son côté, a reconnu l’erreur et confirmé l’incident par voie de communiqué.
Réaction de British Airways
« Un petit nombre de membres d’équipage ont été transférés dans des chambres d’hôtel non autorisées en raison de problèmes de disponibilité chez notre fournisseur habituel, à notre insu. Nous menons une enquête urgente afin d’éviter que cela ne se reproduise », a déclaré un porte-parole de la compagnie britannique.
Cet incident, bien qu’exceptionnel, souligne l’importance d’un suivi rigoureux des réservations pour le personnel navigant, dont les conditions de repos peuvent impacter directement la sécurité des vols. Si cette mésaventure a suscité l’ironie dans certains cercles, elle pose aussi la question de la vigilance des prestataires dans la gestion logistique des équipages aériens.