Après la réparabilité, place à la durabilité. Depuis ce matin, les lave-linge vendus en France arborent un tout nouvel indice : une note sur 10 censée refléter leur robustesse, leur longévité et leur facilité d’entretien. Une première mondiale, portée par la France grâce à la loi anti-gaspillage (Agec), et qui promet de changer la donne pour les consommateurs… et pour les fabricants.
Objectif : laver plus longtemps, pas plus souvent
Exit la simple réparabilité. Le nouvel indice de durabilité prend en compte une batterie de critères plus larges : résistance à l’usure, disponibilité des pièces détachées, qualité de la maintenance, garanties, processus qualité du constructeur… Concrètement, des laboratoires indépendants soumettent chaque modèle à des cycles de test standardisés pour simuler des années d’usage accéléré. Le résultat ? Une note de 1 à 10, destinée à orienter les acheteurs vers les appareils les plus fiables. « Il fallait un indice ambitieux, crédible, contrôlable », insiste Anaïs Régnier, du Gifam, l’organisation qui regroupe plus de 100 marques d’électroménager en France. La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) sera chargée de vérifier la fiabilité des étiquettes affichées, en magasin comme en ligne.
Un critère de plus, un tri plus clair ?
Pour le moment, seuls les lave-linge sont concernés. Les autres appareils conservent l’ancien indice de réparabilité, ce qui pourrait créer un certain flou dans les rayons. Mais le message est là : un appareil électroménager ne se juge plus uniquement à son prix ou à ses fonctionnalités, mais aussi à sa durée de vie. Et selon le Gifam, 84 % des acheteurs de gros électroménager se disent prêts à payer un peu plus pour un produit durable. Un petit pas pour le consommateur, mais un grand coup de pression pour les fabricants : ceux qui misent sur l’obsolescence programmée risquent désormais de se retrouver en bas de l’étiquette.