Fatigués, stressés, débordés ? Les parents pourraient pourtant avoir un avantage inattendu sur le vieillissement cérébral. Une étude publiée le 2 janvier 2025 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences affirme que la parentalité stimule certaines régions du cerveau liées au mouvement et à la perception sensorielle.
Menée par Rutgers Health et l’Université de Yale, l’étude s’appuie sur l’analyse des données de plus de 37 000 adultes et établit un lien direct entre le nombre d’enfants et le ralentissement du vieillissement cérébral. Plus on a d’enfants, plus la connectivité fonctionnelle du cerveau est préservée, notamment dans les réseaux neuronaux qui, avec l’âge, ont tendance à s’affaiblir.
Si l’on pouvait s’attendre à ce que cet effet ne concerne que les mères, du fait des transformations hormonales liées à la grossesse, les résultats montrent que les pères en bénéficient également. Ce serait donc le rôle parental lui-même – et non uniquement la gestation – qui agirait comme un bouclier contre le déclin cognitif.
Cette découverte apporte un nouvel éclairage sur le développement du cerveau adulte et pourrait même réconforter les jeunes mères confrontées au « mom brain » – ce phénomène de brouillard cognitif post-accouchement.
Des études préliminaires sur les animaux avaient déjà suggéré que la parentalité ralentissait la dégénérescence cérébrale. Ces résultats viennent donc les confirmer chez l’humain. Et si la clé de la longévité résidait tout simplement dans la parentalité ?