Bac : le contrôle continu bientôt allégé et réorganisé @edric stanley
Bac : le contrôle continu bientôt allégé et réorganisé @edric stanley

Depuis 2021, le baccalauréat repose en partie sur le contrôle continu, qui pèse désormais 40 % dans la note finale. Chaque trimestre, les devoirs s’accumulent et alimentent le bulletin des lycéens, parfois sans grande cohérence d’un établissement à l’autre. Face aux critiques, la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne a décidé de revoir les règles du jeu pour la rentrée 2025.

Des devoirs notés, d’autres pour s’entraîner

La grande nouveauté réside dans la mise en place d’un « projet d’évaluation » propre à chaque lycée. Les équipes pédagogiques devront, avant les vacances de la Toussaint, déterminer précisément quels devoirs compteront pour le contrôle continu et lesquels ne seront que des exercices préparatoires. Un nombre minimum de devoirs certifiés sera imposé, mais leur fréquence restera à la main des enseignants. Les notes retenues figureront dans le livret scolaire de l’élève, pris en compte pour l’examen et sur Parcoursup. Les autres, frappées d’un coefficient zéro, disparaîtront des bulletins officiels mais serviront de terrain d’entraînement. Objectif affiché : redonner du sens à l’évaluation, alléger la pression inutile et mieux préparer les élèves aux exigences du supérieur.

Un chantier fragilisé par la crise politique

La réforme sera applicable dès la rentrée 2025 pour les classes de première et de terminale. Mais son avenir reste suspendu à celui de la ministre, tributaire du vote de confiance que doit affronter François Bayrou début septembre. Dans les lycées, certains proviseurs saluent l’intention d’apporter plus de cohérence aux pratiques. D’autres redoutent une usine à gaz rappelant les projets locaux d’évaluation lancés en 2021, vite retombés faute d’adhésion. Entre volonté d’instaurer de la clarté et crainte d’un excès de formalisme, la réforme du contrôle continu illustre une fois de plus l’équilibre instable du bac, balloté au gré des expérimentations et des urgences politiques.

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