Bac de français : c’était ce matin
Bac de français : c’était ce matin

Quatre heures pour faire briller sa plume et espérer une bonne note dans Parcoursup. Ce vendredi matin, plus d’un demi-million d’élèves de première ont affronté l’épreuve anticipée de français, qu’ils soient en filière générale ou technologique. L’exercice, noté sur 20 avec un coefficient 5, sera complété dans quelques jours par un oral du même poids, programmé entre le 23 juin et le 4 juillet selon les académies. Ensemble, ces deux épreuves comptent pour 10 % de la note finale du bac 2026. Une goutte d’encre, peut-être, mais une goutte décisive : ce sont les seules notes du bac, hors contrôle continu, examinées avec soin par les commissions de Parcoursup.

Entre fantômes littéraires et plume personnelle

Les élèves de la voie générale avaient le choix entre un commentaire de texte, extrait du roman L’Ensorcelée de Barbey d’Aurevilly, ou une dissertation autour d’une œuvre théâtrale étudiée pendant l’année. Trois noms au programme : Corneille, Musset et Sarraute. Trois siècles, trois styles, trois visions du dialogue et de ses enjeux. Le mensonge chez Corneille, les jeux du cœur chez Musset, la dispute chez Sarraute : à chacun de défendre sa lecture, sa compréhension et son style.

En filière technologique, l’épreuve faisait appel à la sensibilité autant qu’à l’analyse

Le commentaire portait sur un poème de Richard Rognet, entre mémoire des amours passées et promesses floues de l’avenir. L’autre option mêlait contraction de texte et essai argumentatif, avec des références philosophiques et littéraires exigeantes : Rabelais pour penser l’éducation, La Bruyère pour décrypter la nature humaine, Olympe de Gouges pour réfléchir à l’égalité des sexes. Dès lundi, les terminales entreront en scène avec l’épreuve de philosophie. Suivront les spécialités, puis le grand oral à la fin du mois. Il faudra attendre le 4 juillet pour connaître enfin les noms des bacheliers de cette édition 2025, à qui l’on n’aura rien épargné.

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