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Le constructeur automobile allemand Audi (groupe Volkswagen) a annoncé un plan de suppression de 7 500 emplois en Allemagne d’ici 2029, soit 13,5 % de ses effectifs dans le pays. Cette décision intervient alors que le secteur automobile européen fait face à une baisse de la demande, à une inflation persistante, et à la montée en puissance des constructeurs chinois spécialisés dans l’électrique.

Ce plan de restructuration vise, selon le PDG d’Audi Gernot Döllner, à « renforcer à la fois la compétitivité et les perspectives d’avenir de la marque », alors que l’entreprise subit des pressions économiques croissantes, une concurrence accrue et des incertitudes politiques.

Audi s’engage à mener une réduction d’effectifs socialement acceptable, évitant ainsi les licenciements contraints. En contrepartie, la garantie de l’emploi pour les salariés restants sera prolongée de quatre ans, jusqu’en 2033. L’objectif est de rendre l’organisation plus agile en réduisant la bureaucratie et en simplifiant les structures de gestion.

Le constructeur, qui emploie actuellement 87 000 personnes dans le monde, dont 55 000 en Allemagne, prévoit d’investir 8 milliards d’euros d’ici 2029 sur ses sites d’Ingolstadt et Neckarsulm, dans le sud du pays, afin d’accélérer leur transition vers la mobilité électrique.

L’industrie automobile européenne traverse une période particulièrement difficile, marquée par une forte baisse de la demande et une perte de compétitivité face aux constructeurs chinois et américains. En 2024, Audi a livré 164 000 véhicules électriques, soit un recul de 8 % par rapport à l’année précédente, et son marché en Chine, qui représente près de 40 % de ses ventes, a chuté de 11 %.

Fin février, Audi a déjà fermé son usine de Bruxelles, qui employait 3 000 personnes et fabriquait le SUV électrique Q8 e-tron. Au sein du groupe Volkswagen, Audi n’est pas la seule marque à tailler dans ses effectifs. Volkswagen a annoncé fin 2024 un plan de 35 000 suppressions d’emplois d’ici 2030, dont la majeure partie concerne la marque historique VW, qui supportera l’essentiel de cette restructuration.

Dans un marché en pleine mutation, la transition vers l’électrique impose aux constructeurs de réduire leurs coûts et d’optimiser leur production, sous peine de perdre encore davantage de terrain face aux géants chinois du secteur.

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