Condamné à la perpétuité pour sa participation à la vague d’attentats sanglants qui a endeuillé la France en 1995, Boualem Bensaïd ne sortira pas de prison. La Cour de cassation a rejeté son pourvoi ce mercredi 7 mai, confirmant ainsi le refus de sa demande de libération conditionnelle suivie d’une expulsion vers l’Algérie. Âgé de 57 ans, cet ancien membre présumé du Groupe islamique armé algérien (GIA) est considéré comme le coordinateur de six attentats, dont celui du RER B à Saint-Michel, le 25 juillet 1995 : huit morts, 150 blessés. Bensaïd a été reconnu coupable de plusieurs attaques à la bombe, notamment à Maison-Blanche et près du Musée d’Orsay. À l’audience, il a toujours nié toute implication et toute appartenance au GIA.
La perpétuité reste perpétuelle
Incarcéré depuis novembre 1995, Bensaïd a purgé sa période de sûreté de 22 ans, expirée en 2017. En 2022, il avait tenté d’obtenir une libération conditionnelle, suivie d’un retour en Algérie — pays qui refuse aujourd’hui fréquemment le rapatriement de ses ressortissants expulsés par la France. Le tribunal d’application des peines, puis la cour d’appel, avaient refusé sa requête. Il vient désormais d’épuiser son ultime recours. Dans un climat diplomatique déjà tendu entre Paris et Alger, cette décision vient rappeler qu’en matière de terrorisme, certaines condamnations restent, dans les faits, inébranlables.