Bruno Toussaint, maire de Saint-Dié-des-Vosges, a été violemment pris à partie samedi soir, lors d’une fête communale. L’élu de centre-droit de 63 ans, en fonction depuis 2022, a reçu plusieurs coups, dont un dans le dos et un à l’oreille, assénés par un homme manifestement alcoolisé. L’agression, qui s’est déroulée en présence de son épouse Catherine, a donné lieu à plusieurs dépôts de plainte ce dimanche, dont ceux du couple Toussaint et de quatre policiers municipaux. Selon les premiers éléments, l’auteur présumé des faits serait un ancien agent municipal dont le contrat n’aurait pas été renouvelé. Il aurait d’abord pris à partie le maire verbalement, avant de bousculer l’élu et son épouse, puis de les frapper physiquement. Des propos sexistes et racistes auraient également été proférés, selon les déclarations recueillies par les services municipaux.
Un maire déjà sous pression en 2024
Ce n’est pas la première fois que Bruno Toussaint est confronté à des menaces. En juillet 2024, il avait déposé plainte après avoir reçu une lettre anonyme de menaces de mort, accompagnée d’une cartouche de chasse. L’auteur de cette missive reprochait à l’élu sa proximité avec la population, sa participation aux manifestations et ses décisions en matière de circulation, notamment la limitation de vitesse à 30 km/h dans le centre-ville. Une situation qui, déjà à l’époque, témoignait d’un climat de tension croissant autour de l’exercice de ses fonctions. Premier adjoint pendant huit ans avant d’accéder à la mairie en 2022, Bruno Toussaint a confirmé son intention de se représenter aux municipales de 2026. Mais cette nouvelle agression pose, une fois encore, la question de la sécurité des élus locaux, régulièrement confrontés à des violences verbales ou physiques dans l’exercice de leurs mandats. Dans une commune de 20 000 habitants, à cinquante kilomètres d’Épinal, c’est désormais la tranquillité républicaine elle-même qui semble vaciller.