Agression à Alès : les nervis néonazis frappent… et réveillent les vieux démons de l’extrême gauche
Agression à Alès : les nervis néonazis frappent… et réveillent les vieux démons de l’extrême gauche

Ils sont venus frapper, lacrymogène à la main, couteau en poche, tatouages néonazis bien visibles. Dans la nuit du 30 au 31 mai, une douzaine de militants d’ultradroite ont violemment attaqué « Le Prolé », un bar associatif tenu par des communistes à Alès, en pleine féria. Une scène d’une brutalité inouïe, préméditée selon plusieurs témoins, qui rappelle combien certains groupuscules ultras, héritiers des pires idéologies du XXe siècle, se sentent aujourd’hui intouchables.

C’est pourtant dans ce même bar que l’on entonne encore des chants révolutionnaires, parfois plus nostalgiques que réellement subversifs. Les militants du Parti communiste français, durement frappés, ont été soutenus par une grande partie de la population locale, choquée par cette intrusion violente. Le PCF, qui n’a jamais fait mystère de sa propre radicalité dans le passé, endosse ici le rôle de victime. Le boss du parti Fabien Roussel a immédiatement réagi, appelant à la dissolution du Bloc montpelliérain, groupuscule d’inspiration néonazie identifié comme impliqué dans l’attaque.

Retailleau appelé à réagir face à une ultradroite en roue libre

Plusieurs personnalités de gauche ont exprimé leur incompréhension face au silence du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, appelé à prendre des mesures. Mais pour l’heure, aucune réaction officielle. Faut-il y voir un calcul politique ou un temps de vérification prudent ? Le ministre, connu pour sa rigueur et son attachement à l’ordre républicain, pourrait bien décider de frapper vite et fort contre ces éléments ultra-violents, sans se laisser piéger par la récupération politique que certains à gauche cherchent à enclencher.

Le rassemblement de soutien prévu ce lundi à Alès pourrait être le théâtre d’une mobilisation symbolique. Reste à espérer que la République sache répondre, avec fermeté mais lucidité, à ceux qui rêvent d’en découdre, quelles que soient leurs couleurs.

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