europepoussiere
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Une équipe internationale de climatologues a découvert que la poussière saharienne arrivée en Europe il y a trois ans contient des traces d’isotopes radioactifs.

D’après la revue Science Advances, ces isotopes ne proviennent pas des essais nucléaires français effectués dans les années 1960, contrairement à ce que l’on supposait jusqu’à présent.

En 2022, une tempête de sable intense, issue du désert du Sahara, a transporté des particules de poussière jusqu’en Europe. Les chercheurs ont alors entrepris d’analyser cette poussière afin de déterminer si elle contenait des résidus radioactifs liés aux essais nucléaires français réalisés dans le désert algérien durant les années 1960.

L’analyse de 53 échantillons prélevés à travers l’Europe a confirmé la présence d’isotopes radioactifs. Cependant, leur concentration est extrêmement faible et ne présente aucun risque pour la santé.

Les scientifiques précisent que l’étude des rapports isotopiques de plutonium révèle une origine différente de celle des bombes françaises. Ces isotopes seraient plutôt issus des essais nucléaires de grande puissance menés par les États-Unis et l’Union soviétique dans les années 1950 et 1960.

Bien qu’aucune explosion nucléaire n’ait eu lieu directement dans le désert du Sahara, la puissance des détonations a projeté des particules radioactives dans l’atmosphère. Celles-ci se sont ensuite déposées dans le désert avant d’être transportées vers l’Europe lors de cette tempête de sable.

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