L’Australie a pris la décision d’interdire l’utilisation des logiciels d’intelligence artificielle développés par l’entreprise chinoise « DeepSeek » sur l’ensemble des appareils gouvernementaux, en raison d’un « risque » jugé inacceptable pour la sécurité nationale.
Dans une directive publiée mardi, la ministre de l’Intérieur, Stephanie Foster, a déclaré : « Après une analyse approfondie des risques et des menaces, j’ai conclu que l’utilisation des produits, applications et services en ligne de DeepSeek représente un niveau de risque sécuritaire inacceptable pour le gouvernement australien. »
Elle a précisé que les programmes de « DeepSeek » seraient « supprimés » dès mercredi de « tous les équipements fixes et mobiles du gouvernement australien. »
Le lancement du chatbot R1 a suscité l’étonnement en raison de ses performances, rivalisant avec des logiciels américains similaires à un coût inférieur, selon l’entreprise. « DeepSeek » a néanmoins soulevé des inquiétudes auprès des autorités de plusieurs pays.
Avant l’Australie, Taïwan avait annoncé la semaine dernière l’interdiction de ces applications pour ses fonctionnaires.
En Corée du Sud, l’autorité de régulation en charge de la protection des données personnelles a déclaré vendredi avoir sollicité des explications auprès de « DeepSeek » sur la gestion des informations fournies par les utilisateurs. D’autres pays, dont la France et l’Irlande, ont entrepris des démarches similaires.