Meta a conclu un accord à l’amiable avec une trentaine d’États américains qui l’accusaient d’avoir favorisé l’addiction des mineurs à Facebook et Instagram. Le groupe technologique versera jusqu’à 16,8 milliards de dollars pour mettre fin aux procédures engagées contre lui aux États-Unis. Il risquait, selon l’accusation, jusqu’à 200 milliards de dollars de pénalités.
L’accord prévoit également plusieurs changements destinés à mieux protéger les adolescents. Meta devra notamment activer par défaut des limites quotidiennes d’utilisation, instaurer des blocages nocturnes et renforcer le contrôle de l’âge sur ses plateformes. Ces mesures doivent réduire l’exposition prolongée des jeunes utilisateurs aux mécanismes conçus pour retenir leur attention.
Des documents internes à l’origine de l’affaire
Le contentieux trouve son origine dans les révélations de Frances Haugen, ancienne ingénieure de Facebook devenue lanceuse d’alerte. À l’automne 2021, elle avait transmis des milliers de documents internes laissant entendre que l’entreprise connaissait les conséquences potentielles de ses services sur la santé mentale des adolescents, particulièrement celle des jeunes filles.
Ces révélations avaient conduit plusieurs dizaines d’États à ouvrir une enquête commune. Les procureurs reprochaient notamment à Meta d’avoir conçu des fonctionnalités susceptibles de provoquer une utilisation compulsive, de collecter illégalement les données d’enfants de moins de 13 ans et de minimiser les risques présentés par ses plateformes. L’accord met fin aux poursuites fédérales concernées, sans effacer le débat sur la responsabilité des réseaux sociaux envers les mineurs.
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