Le chef étoilé Jean Imbert, figure médiatique révélée par Top Chef, fait l’objet d’une nouvelle plainte pour violences conjugales. Une cinquième ancienne compagne affirme avoir subi des violences physiques et psychologiques de la part du cuisinier. La plainte a été déposée le 23 septembre dernier, selon les informations de La Tribune Dimanche. Cette femme, citée sous le pseudonyme de Lucie, raconte une relation marquée par les humiliations et les coups. Elle évoque notamment des gifles, des griffures et un épisode particulièrement marquant où, après avoir allumé une cigarette pour le défier, il aurait écrasé celle-ci sur son épaule à plusieurs reprises. Selon son témoignage, les faits remontent à 2010, alors qu’elle travaillait comme serveuse à l’Acajou, le restaurant du chef à Paris. Deux ans plus tard, après une nouvelle agression, elle dit avoir quitté leur logement dans un état de sidération.
Une emprise dénoncée a posteriori
Lucie explique avoir conservé des contacts avec Jean Imbert pendant plusieurs années après leur rupture, sans réaliser, selon ses mots, « ce dont elle avait été victime ». Ce n’est qu’après la publication, cet été, d’une enquête du magazine Elle – révélant des témoignages similaires d’autres anciennes conjointes – qu’elle aurait pris la décision de porter plainte. Avant la parution de cette enquête, le chef l’aurait contactée pour lui demander d’écrire un texte l’innocentant, évoquant une ancienne compagne qui tenterait de « lui nuire ». Elle aurait alors accepté, avant de se raviser à la lecture des témoignages publiés. « J’ai compris qu’il cherchait à se couvrir », confie-t-elle aujourd’hui.
Une enquête en cours
Cette nouvelle procédure s’ajoute à celle ouverte fin août par le parquet de Versailles, à la suite de la plainte déposée par l’actrice Lila Salet. Celle-ci accuse le chef d’avoir exercé sur elle des violences et une forte emprise au sein de leur couple. Jean Imbert, 43 ans, conteste l’ensemble des accusations portées contre lui. Face à la multiplication des témoignages, le chef étoilé a annoncé en août dernier sa mise en retrait de ses restaurants, dont celui de l’Hôtel Plaza Athénée à Paris, expliquant vouloir « laisser la justice faire son travail ». Il s’était également abstenu de tout commentaire sur le fond, déclarant qu’« on ne peut ni se défendre ni s’excuser dignement dans le bruit médiatique ». L’enquête en cours devra déterminer la réalité des faits reprochés, alors que les plaintes s’accumulent et que la parole des anciennes compagnes du cuisinier continue de se libérer.